Trop chaud et pas assez humide pour les batraciens

Ces animaux souffrent de la canicule et des faibles précipitations. Les conditions météorologiques ...
Trop chaud et pas assez humide pour les batraciens

Ces animaux souffrent de la canicule et des faibles précipitations. Les conditions météorologiques de l’été pourraient causer de nombreuses pertes

Plusieurs petits cours d'eau de la région sont asséchés, comme ici le Bé à Glovelier. Plusieurs petits cours d'eau de la région sont asséchés, comme ici le Bé à Glovelier.

Grenouilles, crapauds ou encore salamandres passent un été compliqué sous nos latitudes. Les batraciens apprécient le frais et l’humidité, ils souffrent donc en cette période de canicule. Certains sont en pleine estivation dans les forêts de notre région en raison des conditions météorologiques, cela veut dire qu’ils se trouvent dans un état d’engourdissement durant lequel ils ne mangent pas. Face aux carences alimentaires, les femelles peinent à fabriquer des ovocytes et les pontes à venir seront nulles ou petites. Par ailleurs, de nombreux batraciens meurent de chaleur en cette période, notamment les têtards qui se trouvaient dans des mares que la chaleur a asséchées, alors que leur métamorphose n’est pas arrivée à son terme. Seuls les batraciens qui vivent dans des zones ombragées ou dans des plans d’eau alimentés en continu parviennent à vivre dans des conditions respectables malgré le manque de précipitations et les fortes chaleurs, selon Philippe Bassin, biologiste et président de la Fondation des Marais de Damphreux.

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Les chaleurs de juin déjà mortelles

L’été 2022 est décidément exigeant pour les batraciens dans notre région. Les fortes chaleurs ont déjà sévi fin juin, une période durant laquelle les petites grenouilles et les petits crapauds partent en migration dans les forêts. De nombreuses pertes ont été constatées dans le Jura, ces animaux se retrouvant subitement dans des conditions dantesques et s’asséchant, d’après Philippe Bassin.


Des épisodes trop répétitifs

Voilà plusieurs années que les étés sont secs et chauds dans le Jura. Hormis 2021, les étés de 2018, 2019, 2020 et de cette année ont été particulièrement difficiles pour les batraciens. Ces derniers sont d’ailleurs de moins en moins nombreux, d’après des décomptes effectués sur le territoire cantonal. Afin d’améliorer la situation, Philippe Bassin évoque une piste : « On essaie de faire des mares qui gardent l’eau le plus possible ou qui bénéficient d’une petite alimentation qui vient d’une source ou d’un ruisselet ». Selon le biologiste, c’est la seule manière de connaître un succès de reproduction, car « les mares temporaires, alimentées par l’eau de pluie, s’assèchent beaucoup trop vite ». /mle

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Les mares comme celle-ci, continuellement alimentées et à l'ombre, permettent aux batraciens de se reproduire. Les mares comme celle-ci, continuellement alimentées et à l'ombre, permettent aux batraciens de se reproduire.


 

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