Un 1er août aux allures de pétard mouillé

Les interdictions de feux pleuvent et c’est une grande partie du chiffre d’affaires des artificiers ...
Un 1er août aux allures de pétard mouillé

Les interdictions de feux pleuvent et c’est une grande partie du chiffre d’affaires des artificiers qui part en fumée. Par sécurité, les privés devraient renvoyer leurs fusées à l’expéditeur

Les engins pyrotechniques non utilisées peuvent être retournés au magasin. (Photo : archives) Les engins pyrotechniques non utilisées peuvent être retournés au magasin. (Photo : archives)

Sale temps pour les créateurs de feux d’artifice. La plupart des collectivités publiques ont renoncé à tirer fusées et vésuves, en raison de la sécheresse, ce qui n’arrange pas les affaires des producteurs de belles rouges, d’étincelles et de pluies d’étoiles. Selon Nicolas Guinand, codirecteur de Sugyp SA à Onnens, les feux du 1er août représente le 70% du chiffre d’affaires annuel de son entreprise.Ce qui le désole dans ces annulations en cascades, c’est que certains spectacles pyrotechniques auraient tout de même pu avoir lieu, selon lui : 

Les interdictions généralisées empêchent de faire des spectacles, y compris là où la sécurité pourrait être assurée

Pour les collectivités publiques, les spectacles pyrotechniques qu’ils ont acquis auprès d’entreprises spécialisées ne sont pas perdus : 

Ils seront stockés chez les producteurs jusqu’à l’année prochaine

Pour les privés, la bonne marche à suivre dépend de la quantité de feux acheté en vue de la fête nationale. En cas de gros stock, mieux vaut retourner le tout au magasin. Ceux qui n’ont qu’une paire de fusée ou presque peuvent les conserver dans un endroit sec et fermé, loin d’une source de chaleur. Mieux vaut par contre ne pas oublier ses feux d’artifices trop longtemps : 

Le feu d’artifice peut perdre de la couleur au fil des années 

/cwi


 

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