La sécheresse dérègle le travail des agriculteurs

Le manque de pluie cause du tort aux cultures de maïs et de betteraves, mais il perturbe aussi ...
La sécheresse dérègle le travail des agriculteurs

Le manque de pluie cause du tort aux cultures de maïs et de betteraves, mais il perturbe aussi le nourrissage des animaux

Les agriculteurs voient leur travail perturbé par le manque de précipitations. (Photo d'illustration : archives).  Les agriculteurs voient leur travail perturbé par le manque de précipitations. (Photo d'illustration : archives). 

La sécheresse constitue un casse-tête pour les agriculteurs. Le manque de pluie commence clairement à se faire sentir dans la région et cette situation perturbe le calendrier des paysans. Le fourrage doit notamment être récolté plus tôt que d’habitude pour éviter qu’il ne sèche complètement et qu’il ne puisse plus être utilisé, selon le président d’AgriJura, Nicolas Pape. Certaines bêtes doivent aussi être ramenées à la ferme de manière anticipée en raison du manque d’herbage dans les pâturages. Si les moissons se sont plutôt bien déroulées, les cultures de maïs et de betteraves souffrent actuellement du chaud et du déficit de précipitations.


Réduire les cheptels

Le président de la faîtière jurassienne indique que les agriculteurs craignent de ne pas avoir suffisamment de fourrage pour nourrir leurs bêtes pendant l’hiver. « Les derniers marchés de bétail ont été très utilisés pour se séparer d’une partie du bétail dans certains cheptels », explique-t-il. À défaut, il est parfois nécessaire d’envoyer des bêtes à la boucherie. Nicolas Pape ajoute qu’il est compliqué d’envisager des importations de fourrage sachant que la sécheresse touche de nombreuses régions, notamment la France où le manque se fait aussi sentir.

Nicolas Pape : « Ça pose passablement de problèmes »

Des solutions existent

L’agriculture ne reste toutefois pas les bras croisés face à ces épisodes de sécheresse toujours plus fréquents. Le président d’AgriJura donne l’exemple de paysans qui ont semé des mélanges de céréales poussant essentiellement au printemps et récoltables à la fin juin, ce qui permet d’assurer un certain volume de fourrage. Des réflexions sont également en cours concernant l’irrigation des champs. « On cherche des solutions pour essayer de passer ce genre d’années sans trop de soucis et de stress », conclut le responsable.

Selon Nicolas Pape, il faudrait plusieurs jours de pluie d’affilés pour améliorer la situation. Les prévisions météorologiques n’envisagent toutefois pas un tel scénario dans les semaines à venir. /cto-alr


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