L’Office fédéral des routes est soucieux de l’environnement

Il a présenté mercredi un projet lancé en 2018 qui a pour but de favoriser la biodiversité ...
L’Office fédéral des routes est soucieux de l’environnement

Il a présenté mercredi un projet lancé en 2018 qui a pour but de favoriser la biodiversité aux abords des autoroutes suisses. Toutefois certaines plantes exotiques invasives posent problème

Erwin Egger explique l'importance de laisser l'herbe pousser. Erwin Egger explique l'importance de laisser l'herbe pousser.

Un projet pour favoriser la biodiversité aux abords des autoroutes du pays a été lancé par l’Office fédéral des routes (OFROU). Il a vu le jour en 2018 et est encore sujet à des analyses actuellement sur l’A16 dans la région. Les responsables l’ont présenté mercredi à la presse. L’objectif est de limiter la perte de la diversité biologique et la disparition de la faune et de la flore. Ce projet répond à des exigences fédérales liées à certains accords internationaux.

Erwin Egger : « Ce projet répond à des exigences fédérales » 

Des zones avec un véritable potentiel

Exempt de toutes exploitations intensives, certains talus qui surplombent les axes routiers peuvent être véritablement utiles à différentes espèces, comme le souligne Erwin Egger, le référant biodiversité et zones vertes du projet. Pour laisser une chance à l’environnement, au-delà de la zone de sécurité obligatoire aux abords des routes, il faut faire « une gestion différenciée », explique-t-il. Il s’agit « de tenir compte des cycles de la faune et de la flore, en créant des zones refuges qui sont des endroits non fauchés ». Il précise que ces derniers « possèdent une grande richesse faunistique et floristique ainsi qu’un parc grainier qui va regermer l’année suivante ». Ces zones refuges vont être changées de place chaque année afin « d’éviter un embroussaillement qui pourrait devenir dangereux pour les usagers de la route », ajoute Erwin Egger. Pour tester tout cela, une planche d’essai a été mise en place sur l’aire de repos de l’A16 à Reconvillier.

Erwin Egger : « Il faut faire une gestion différenciée »

La biodiversité et son talon d’Achille

Favoriser la biodiversité a tout de même un hic. Le déplacement des graines par le vent, les animaux ou encore les transports de marchandises favorise l’implantation de certaines plantes exotiques envahissantes. Avec la chaleur du bitume ou une coupe de l’herbe trop basse, des trous vont se former, ce qui va faciliter la colonisation de cette flore non souhaitée. Problème, certaines de ces espèces peuvent poser des soucis de santé publique, d’économie pour les agriculteurs ou encore la mort de certains animaux comme les chevaux ou les vaches. Il est donc important pour Erwin Egger que « l’agent d’exploitation les détecte avant une prolifération trop importante ». Favoriser la biodiversité, oui, mais attention, pas à n’importe quel prix. /lge

Erwin Egger : « Le talon d’Achille de la biodiversité ce sont les plantes exotiques envahissantes »


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