Garde-forestier, un métier en pleine évolution

Hausse de la demande en bois, boom de l’attrait de la forêt ou encore changement climatique ...
Garde-forestier, un métier en pleine évolution

Hausse de la demande en bois, boom de l’attrait de la forêt ou encore changement climatique : le quotidien des garde-forestiers est en mutation. Rencontre avec Jean-François Lovis, dans la profession depuis 31 ans

Jean-François Lovis ne s'attendait pas à être témoin du changement climatique.  Jean-François Lovis ne s'attendait pas à être témoin du changement climatique. 

« De l’eau et du vin ». Lorsqu’on lui demande s’il constate une évolution depuis ses débuts en tant que garde-forestier, Jean-François Lovis ne peut être plus clair. L’homme a terminé sa formation en 1991 et a depuis passé tout son temps en forêt. Selon lui, la profession a été sujette à maints changements.

« Récemment, celle qui m’a le plus impacté, c’est l’évolution de la demande en bois. Avec l’augmentation du prix du gaz et du pétrole, j’ai vu ma charge de travail bondir », explique-t-il. Celui qui s’occupe du triage du Vorbourg se souvient également du passage de l’ouragan Lothar, qui a plongé le marché dans une crise économique pendant plusieurs mois.

Mais la récente hausse de l’intérêt pour le bois n’est pas la seule cause de l’évolution du métier. Selon Jean-François Lovis, ce qui s’est ressenti plus vite que prévu, c’est le changement climatique. « Je ne m’attendais pas à en voir les effets de mon vivant. Tout au plus dans 50 à 70 ans. Mais là, c’est déjà là, et c’est bien réel », constate-t-il. Aujourd’hui, chaque intervention doit être pensée en lien avec le réchauffement global.

Malgré cette mutation multiforme, une seule chose n’a pas changé selon Jean-François Lovis : le but principal de son métier, à savoir la protection et l’assurance de la pérennité des forêts jurassiennes. /eli


 

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