Depuis 40 ans, ils ont pris la Clé des champs. La coopérative maraîchère, qui exploite 3,5 h à Courgenay, célèbre cet anniversaire samedi. Chaque semaine, 220 paniers sont livrés aux membres. Les coopérateurs prêtent aussi main-forte aux deux jardiniers professionnels. L’équipe développe sur le site des approches agrobiologiques, comme la plantation d’arbres entre les bandes de légumes. Denis Anselmo précise que « dans un projet permacole, le principe c’est de diversifier un maximum pour être le plus résilient possible ». Grâce aux arbres, des fruits seront produits d’ici peu. Les deux jardiniers comptent aussi cultiver des petits fruits et des poules pourraient également faire leur apparition au Moulin de la terre.
L’eau, un enjeu à venir
La gestion de l’eau reste la préoccupation première de la coopérative La Clé des champs. Indispensable pour faire pousser les légumes, l’eau provient du réseau pour le moment. Et cette situation ne convient pas à l’équipe du jardin, qui projette de créer deux étangs. L’un servirait uniquement à améliorer la biodiversité des lieux. L’autre ferait aussi office de réservoir pour arroser. Ce projet est toutefois en attente puisque des oppositions ont été déposées. D’autres techniques sont mises en place pour limiter les effets de la sécheresse sur le jardin. Yann Meury évoque le paillage des surfaces, l’agroforesterie ou encore le non-labour.
Denis Anselmo et Yann Meury mettent en place des techniques pour contrer l’absence de précipitations.
Un jardin-labo
La Clé des champs travaille depuis 40 ans dans une démarche biologique. Forte de cette expérience, la coopérative sert de laboratoire pour lisser le problème du climat. Les deux jardiniers ont d’ailleurs à cœur de transmettre leurs découvertes au travers de formations. /ncp









