Du sursis pour une chauffarde

Le 7 mars 2021, la voiture de la prévenue, occupée par quatre autres personnes, avait fini ...
Du sursis pour une chauffarde

Le 7 mars 2021, la voiture de la prévenue, occupée par quatre autres personnes, avait fini sa course dans un verger entre Montsevelier et Courchapoix à la suite d'une vitesse excessive

La jeune femme était seule dans la salle d'audience du Tribunal de première instance. (photo: Archives) La jeune femme était seule dans la salle d'audience du Tribunal de première instance. (photo: Archives)

Du sursis pour une femme qui avait fait courir d’énormes risques aux occupantes de sa voiture. La juge pénale du Tribunal de première instance à Porrentruy l’a condamnée à une peine privative de liberté de 24 mois avec sursis pour tentative de meurtre par dol éventuel et violation intentionnelle des règles fondamentales de la circulation. Marjorie Noirat a ainsi suivi lundi après-midi le réquisitoire du procureur, dans le cadre de cette procédure simplifiée. Nicolas Theurillat a rappelé que le soir du 7 mars 2021 « un drame a été évité » entre Montsevelier et Courchapoix. Selon lui, les quatre passagères et la conductrice sont des « miraculées ». La jeune femme, âgée aujourd’hui de 22 ans, regrette amèrement son comportement : « c’était un agissement bête ». 


Franchir la barre des 200

Lors d’une virée entre copines, elle a voulu atteindre les 200 km/h. La première fois entre Courrendlin et Vicques, sa voiture a roulé à 166 km/h. La seconde fois, avant la perte de maîtrise du véhicule, le compteur a affiché 190 km/h dans une zone limitée à 60, alors même qu’une des passagères demandait de ralentir. Après un tonneau à une centaine de mètres de la route, l’automobile a pris feu, c’est un voisin qui a réussi à circonscrire l’incendie avant l’arrivée des secours. Une personne a été blessée sérieusement et a dû avoir recours à des interventions chirurgicales.


Une sentence clémente?

La juge pénale a tenu à clarifier la sentence qui pourrait être considérée comme clémente. Mais selon elle, la peine prend en compte la situation personnelle de la prévenue qui a repris sa vie en main en travaillant pour subvenir à ses besoins. Ses regrets semblent sincères. Et l’accident a été un véritable électrochoc. Depuis, ses quatre amies ont coupé tout contact.

Les frais de procédure, à la charge de la prévenue, s’élèvent à 28'000 francs, à cela s’ajoutent les frais de destruction du véhicule, ainsi que les prétentions civiles de la partie plaignante qui seront définies dans un second temps. /ncp


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