L’institution qui approvisionne notamment les hôpitaux du Jura et du Jura bernois souffre aussi de difficultés d’approvisionnement - à l’instar de ce qui se produit dans tout le pays - mais arrive à trouver des alternatives
La Pharmacie Interjurassienne n’est pas épargnée par la pénurie de médicaments qui se manifeste en Suisse. L’institution qui fournit les hôpitaux du Jura et du Jura bernois ainsi que des établissements médico-sociaux de la région connaît également des problèmes d’approvisionnement. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il a tendance à s’accentuer en Suisse, selon une information récente de la RTS. Il touche notamment des médicaments destinés à des traitements de base, comme des antibiotiques, des poches de perfusion ou encore des morphiniques.
La Pharmacie Interjurassienne est aussi concernée, mais elle parvient toutefois à trouver des alternatives lorsqu’un médicament vient à manquer, indique son pharmacien-chef Joël Wermeille. L’institution propose ainsi des molécules d’une même famille, mais qui peuvent modifier la prise en charge du patient. Joël Wermeille relève que l’utilisation d’autres produits peut provoquer des effets secondaires différents et nécessiter des adaptations de dosage. Il précise qu’il s’agit alors de bien informer les équipes médicales en charge du patient. Pour le pharmacien-chef de la Pharmacie Interjurassienne, la situation de pénurie peut ainsi remettre en cause, la sécurité sanitaire, mais il souligne que le risque ne porte pas sur la possibilité de traiter une maladie.
Joël Wermeille : « Beaucoup de médicaments qui manquent peuvent avoir des équivalents »
La pénurie de médicaments qui frappe la Suisse ne date pas d’aujourd’hui. Elle s’explique notamment par le fait que certains produits ne sont plus fabriqués que dans un ou deux sites dans le monde, ce qui peut provoquer des tensions sur les marchés et donc des problèmes d’approvisionnement en cas de forte demande. La crise du Covid n’a fait qu’aggraver la situation, relève Joël Wermeille qui se dit inquiet « dans une certaine mesure ». Le pharmacien-chef de la Pharmacie Interjurassienne estime que « si les ruptures d’approvisionnement devaient se poursuivent et commencer à toucher de plus en plus de produits pour lesquels il n’existe pas de bonnes alternatives, cela deviendrait inquiétant pour les patients ». « Nous n’en sommes toutefois pas là pour le moment », nuance Joël Wermeille.
Joël Wermeille : « On constate actuellement plus de problèmes de ruptures d’approvisionnement »
Selon la RTS, le nombre de médicaments indisponibles en Suisse a doublé en cinq ans et concerne 77 préparations considérées comme vitales par la Confédération. /fco









