La crise énergétique mondiale touche également le bois de feu dans la région. La demande a fortement augmenté, surtout depuis la guerre en Ukraine qui engendre des incertitudes sur les marchés du gaz ou encore de l’électricité. De nombreux particuliers tentent ainsi de se rabattre sur d’autres sources d’énergies comme le bois de chauffage. Problème : le marché actuel ne peut pas répondre à l’explosion de la demande et les prix prennent l’ascenseur avec des hausses d’environ 45% sur un an et de 75% sur deux années.
Le directeur de ProForêt SA, la société en charge de vendre le bois produit dans le Jura et le Jura bernois, n’hésite pas à parler de « demande exceptionnelle ». Didier Adatte affirme même que « c’est du jamais vu depuis trente ans ». Il souligne également que la demande épuise les stocks existants et qu’il n’est pas possible de faire face à la forte demande actuelle avec du bois qui a été préparé il y a plus d’un an. Didier Adatte relève, par ailleurs, que l’exploitation de la forêt est très contrôlée en Suisse et qu’il n’est pas possible de doubler les coupes d’une année à l’autre. Il précise, enfin, que la situation provoque des difficultés dans la gestion de l’offre puisque le secteur n’est pas en mesure d’absorber la demande en bois de chauffe tout en fournissant ses clients habituels comme ceux qui sont actifs dans le bois industriel.
« C’est clair que la demande exceptionnelle d’aujourd’hui n’a pas été anticipée il y a une année et demi »
Didier Adatte indique, en guise de conclusion, qu’il est très difficile de savoir si la demande actuelle va continuer à augmenter dans la mesure où la situation énergétique dépend de facteurs géopolitiques. /fco









