Le patois est sur le point d’envahir la vieille ville de Porrentruy. La Fête romande et internationale des patoisants s’y tient le week-end des 24 et 25 septembre. Un riche programme a été concocté par le comité d’organisation. Près de 500 personnes prendront part au banquet officiel du dimanche. Avant cela, les différentes fédérations de Romandie, de France et d’Italie défileront dans un cortège emmené par la fanfare municipale de Porrentruy. Si le patois sera au cœur de plusieurs expositions et productions musicales, il risque fort d’être absent des échanges. Les participants parlent en effet deux patois bien distincts (langue d’oc et langue d’oil). « On ne peut pas dialoguer entre nous », avoue Maurice Jobin, 1er vice-président du comité d’organisation.
Maurice Jobin : « Un grand rendez-vous pour fêter ce patrimoine »
Le djasou comme clin d’œil à la survie du patois
Les participants à cette 17e Fête romande et internationale des patoisants revêtiront un insigne présenté ce vendredi. Baptisé djasou, il prend la forme d’une tête d’enfant coiffée d’un chapeau aux couleurs du Jura. Il s’agit d’un clin d’œil aux plus jeunes générations. « Les enfants sont la survie du patois », selon Maurice Jobin. Ils pourront profiter de lectures de contes durant le week-end. Nul doute que le « retour vers le passé » proposé sous la forme de démonstrations de vieux métiers saura aussi attiser leur curiosité.
Le djasou vu par Maurice Jobin
La 17e Fête romande et internationale des patoisants – la 4e à se tenir dans le Jura – coïncide avec la tenue de la foire d’automne de Porrentruy. Les gourmands pourront déguster des sangliers à la broche devant l’Hôtel de ville le samedi 24 septembre. /msc









