Quatre ans après l’incendie d’un car français sur l’A16, la justice jurassienne rend une ordonnance de classement faute d’éléments suffisants pour mener l’affaire au procès
Il n’y aura pas de suite pénale dans l’affaire du car de Montaigre. Une ordonnance de classement vient d’être transmise aux différentes parties. La procureure Frédérique Comte n’a pas obtenu suffisamment d’éléments pour mener l’affaire au procès.
Le chauffeur du car blanchi
Pour rappel, un car français avait pris feu dans le tunnel de Montaigre sur l’A16, peu après la sortie ouest de Porrentruy. Par chance, les 54 occupants – la plupart des étudiants de l’Ecole d’Art de Belfort – s’en étaient sortis indemnes. Quelques jours après l’incendie, le chauffeur français avait été inculpé d'infraction à la Loi sur la circulation routière, d’exposition soit de mise en danger de la vie d’autrui, d'entrave à la circulation publique et éventuellement d'incendie par négligence. Il est désormais blanchi. Ces quatre dernières années, la procureure, injoignable ce lundi après-midi, avait rencontré de grandes difficultés pour obtenir des informations de la part des autorités françaises. Des questions se posaient notamment sur l’entreprise de transport, établie dans la périphérie de Belfort.
Aucune plainte pendante en Suisse
L’ordonnance de classement entrera en force dans dix jours après la réception de ce document, à moins que la partie plaignante, un élève, ne décide de faire recours. Le procureur général, Nicolas Theurillat, précise que, dans ce dossier, ni l’État jurassien, ni l’Office fédéral des routes, n’ont porté plainte. Le coût des travaux de remise en état du tunnel s’est élevé à 1,5 million de francs. /ncp









