Christian Minger : « L’APEA a dû faire face à des attaques et des critiques »

Le président de l’Autorité de protection de l’enfant et de l’adulte quitte ses fonctions. L’APEA ...
Christian Minger : « L’APEA a dû faire face à des attaques et des critiques »

Le président de l’Autorité de protection de l’enfant et de l’adulte quitte ses fonctions. L’APEA a connu des périodes mouvementées et est en perpétuelle évolution, selon Christian Minger

Christian Minger a dirigé l'Autorité de protection de l'enfant et adultes et de l'adulte (APEA) depuis sa création en 2013. Christian Minger a dirigé l'Autorité de protection de l'enfant et adultes et de l'adulte (APEA) depuis sa création en 2013.

C’est une page qui se tourne pour l’Autorité de protection de l‘enfant et de l’adulte. Depuis sa création en 2013, l’APEA, dont la fonction première est de prendre des mesures nécessaires à la sauvegarde des intérêts des enfants et des adultes en difficulté, a été dirigé par un seul homme, Christian Minger. Ce dernier a décidé de mettre un terme à son mandat. Il a quitté ses fonctions à la fin de la semaine passée. En près de dix années à sa tête, Christian Minger a vu l’évolution de l’APEA. Celle-ci a vu le jour à la suite de la révision du droit tutélaire il y a près de dix ans. Dès lors, les communes n’ont donc plus géré les dossiers qui concernent les tutelles et ont été suppléés par des professionnels à l’État. « L’Autorité de protection de l’enfant et de l’adulte a absorbé quelque 2'000 dossiers à ses débuts », avance Christian Minger, qui reconnaît la complexité de la tâche. Aujourd’hui, 13 postes à plein temps sont occupés à l’APEA, ce qui est nécessaire selon son président. En effet, les dossiers sont de plus en plus lourds et l’intervention fréquente d’avocats rend leur traitement plus long et plus complexe.


Pointée du doigt

L’APEA a été critiquée à plusieurs reprises dans sa gestion de certains cas. Christian Minger affirme pourtant que l’Autorité fonctionne bien. « Dès le début, nous avons dû faire face à des attaques et des critiques », reconnaît le président. Selon lui, certaines personnes étaient « hostiles » à la mise sur pied de cette Autorité et elles l’ont notamment fait savoir avec des prises de parole virulentes et de type « règlement de compte », d’après Christian Minger. Ce dernier ajoute encore que les gens ont parfois exprimé leur désaccord sur les réseaux sociaux, ce qui a alimenté la critique : « Tout ça a fait qu’on a connu des difficultés avec des interventions parlementaires », conclut Christian Minger. Le juriste de formation sera remplacé par Audrey Zambé Bi à la tête de l’APEA. /mle


 

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