La puff, un fléau sous le préau

La cigarette électronique jetable – discrète – fait un tabac, et ce dès l’école primaire dans ...
La puff, un fléau sous le préau

La cigarette électronique jetable – discrète – fait un tabac, et ce dès l’école primaire dans le Jura. La lutte est organisée

La puff, une cigarette électronique jetable aux goûts multiples, est devenue une tendance dans les écoles auprès des élèves. La puff, une cigarette électronique jetable aux goûts multiples, est devenue une tendance dans les écoles auprès des élèves.

La puff, une épine dans le pied de l’Etat jurassien et des associations de prévention. La cigarette électronique jetable aux goûts multiples est actuellement à la mode. Facilement dissimulable, elle a notamment trouvé sa place dans les écoles, ce qui préoccupe les professionnels. Si des actions de sensibilisation auprès des élèves et de leurs parents ont déjà été menées, un effort considérable reste à fournir.


Déjà chez les 10-11 ans

Selon la directrice de la Fondation O2, Stéphanie Mertenat Eicher, « il y a urgence » face à ce qu’elle qualifie de « réel problème de santé publique ». La puff, qui contient de la nicotine et qui pousse donc à la dépendance, circule dans les écoles. « Il y a du trafic entre jeunes dès l’âge de 10-11 ans », confie Stéphanie Mertenat Eicher. Le Service jurassien de l’Enseignement confirme que le phénomène touche des classes du primaire, depuis la 6e. Son chef Fred-Henri Schnegg indique par ailleurs que la puff est consommée par 10% des élèves, comme la cigarette classique. Selon lui, « il faut donc entreprendre un travail de sensibilisation avant l’école secondaire ». La Fondation O2 dresse le même constat : la puff vise un public jeune et il faut agir.


La loi à la rescousse

Très sollicitée, la Fondation O2 a déjà mené plusieurs interventions dans les classes et auprès des parents pour expliquer les risques et les dangers de la cigarette électronique jetable. Les efforts vont se poursuivre. Mais on entend également se baser sur la nouvelle loi en vigueur depuis le 1er septembre dans le Jura, qui interdit la vente aux mineurs. L’Etat doit encore élaborer une ordonnance pour élargir le champ d’application. On pourrait y retrouver l’obligation d’afficher l’interdiction aux mineurs dans les points de vente et l’interdiction des automates à e-cigarettes, bien que ce type d’appareil n’existe pas aujourd’hui dans la région. Le Service cantonal de la santé publique planche actuellement sur la communication qui doit être diffusée à plusieurs acteurs. Il travaille avec le CIPRET Jura, organe qui œuvre pour la prévention du tabagisme. Collaboratrice scientifique au SSP, Laure Chiquet est affirmative : « L’objectif est d’enrayer le phénomène dès que possible ». /rch


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