La ligne Belfort-Bienne se la joue artistique

Le tracé ferroviaire a fait l’objet d’un programme en lien avec la culture qui a débouché sur ...
La ligne Belfort-Bienne se la joue artistique

Le tracé ferroviaire a fait l’objet d’un programme en lien avec la culture qui a débouché sur plusieurs réalisations dont un roman policier écrit par Nicolas Turon sur la base de rencontres réalisées dans le train entre Belfort et Bienne

Nicolas Turon (à gauche) a lu des extraits de son roman dans le train entre Belfort et Bienne avec un accompagnement musical signé Fabrice Bez (à droite). Nicolas Turon (à gauche) a lu des extraits de son roman dans le train entre Belfort et Bienne avec un accompagnement musical signé Fabrice Bez (à droite).

Quand le train donne naissance à des objets culturels comme des chansons, des podcasts et même un roman policier. Le projet « Entre les lignes » a été mené entre octobre 2021 et septembre 2022 sur la ligne ferroviaire Belfort – Bienne. Des artistes ont fait le voyage en train avec pour objectif de réaliser une création originale. L’écrivain français Nicolas Turon a mené l’expérience qui a débouché sur un livre intitulé « Un aller sans retour ». Le roman policier – dont des extraits ont été mis en musique par le compositeur Fabrice Bez – a été présenté ce vendredi matin lors d’un parcours en train, au départ de Delle, agrémenté d’une lecture musicale. Nicolas Turon a basé sa démarche d’écriture sur les rencontres de divers usagers de la ligne ferroviaire. Il indique avoir été marqué par les aspects liés à la lutte pour la création du canton du Jura, par les habitants de l’ancien terrain de football de la Gurzelen, à Bienne ou encore par la sympathie des Ajoulots.

Nicolas Turon : « Il m’a suffi de voyager sur la ligne et de me laisser faire par le hasard »

Le projet « Entre les lignes » fait partie des actions de promotion de la ligne Belfort – Bienne dont la fréquentation peine à décoller depuis sa réouverture en décembre 2018. Il a été mené en parallèle à d’autres mesures, notamment en lien avec des entreprises, dans le but d’inciter les travailleurs frontaliers à utiliser le train pour venir travailler en Suisse. Le ministre jurassien de l’Environnement et co-président de l’Association Interligne Belfort – Bienne, David Eray, estime que ce projet culturel va apporter une visibilité supplémentaire à l’offre ferroviaire entre Belfort et Bienne. Il souligne que « ce genre d’actions va faire connaître la ligne sous un autre angle » avec toujours pour objectif d’attirer de nouveaux utilisateurs.

David Eray : « L’idée, c’est de faire parler de la ligne, de faire parler de l’offre ferroviaire au travers d’œuvres culturelles »

L’autre co-président de l’association, le sénateur du Territoire de Belfort Cédric Perrin, attend également que le projet « Entre les lignes » apporte de la notoriété à la ligne Belfort – Bienne. Il se dit bien conscient qu’un tel concept « ne va pas toucher 2'000 voyageurs supplémentaires quotidiens ». Il pense toutefois que cette action, couplée à d’autres mesures, va améliorer la connaissance de l’existence de la ligne. Cédric Perrin indique que les actions de promotion déjà lancées ont porté quelques fruits. La fréquentation de la ligne au franchissement de la frontière entre Delle et Boncourt est désormais supérieure à celle de la période d’avant le Covid même si elle reste inférieure aux attentes.

Cédric Perrin : « On attend de la notoriété mais on n’est pas naïf »

Le concept « Entre les lignes » a coûté environ 160'000 francs et a été financé à 60% par des fonds Interreg en lien avec l’Union européenne. L’ensemble des productions est à découvrir sur le site d'Entre les lignes. /comm-fco


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