Les deux Chaux-de-Fonniers qui sont partis dimanche de La Métropole horlogère pour rallier Berne ont terminé vendredi matin leur marche vers la paix en lien avec la guerre en Ukraine. Avec au fil des 90km de périple de belles rencontres et des débats sur la neutralité de la Suisse
Ils ont voulu à leur manière et à leur façon transmettre un message. Deux Chaux-de-Fonniers sont partis à pied dimanche de la Métropole horlogère pour rejoindre Berne. Emmanuel de Fallois et son fils Vivio se sont lancés dans une marche vers la paix en lien avec la guerre en Ukraine, écrivait Arcinfo il y a une semaine. Un périple de 90km durant lequel ils ont souhaité alerter la population « sur le fait que la situation était bien plus urgente et grave qu’imaginée. » Et ils estiment que « la Suisse a des compétences importantes pour mettre autour de la table les parties prenantes afin de trouver des solutions de pacification. » Vendredi matin ils ont atteint la place Fédérale, heureux d’être arrivés à bon port avec l’impression que cette démarche a trouvé écho. Emmanuel de Fallois explique que des personnes les ont accompagnés durant plusieurs jours lors de cette marche. L’ex-directeur d’Emmaüs souligne également qu’ils n’avaient rien prévu au niveau de l’hébergement, mais chaque fois ils ont été accueillis « formidablement bien » par des habitants.
Au gré des rencontres, Emmanuel de Fallois dit avoir ressenti l’inquiétude des habitants quant à la direction que prend cette crise majeure. « Les gens s’interrogent ». Lui et son fils racontent avoir eu « tout un tas de débats et de discussions autour de la neutralité, d’échanges sur la posture que la Suisse devrait prendre dorénavant ».
Après quelques jours de repos bien mérité, Emmanuel de Fallois explique vouloir réfléchir à la suite à donner à cette démarche. « Avec le groupe de personnes qui ont participé à cette marche, nous avons quelques idées qui devraient être dévoilées dans les jours ou dans les semaines qui viennent afin de continuer sur cette lancée ». Un souhait ? « Oui » relève Emmanuel de Fallois. « J’aimerais rencontrer Didier Burkhalter, s’il est disponible. C’est un homme qui a beaucoup apporté autour du dialogue et les ponts que la Suisse pourrait offrir ».
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