Depuis trois ans, Arlette Erard souffre d'une rechute d'un cancer du sein. Après l'incompréhension et la difficulté à accepter le diagnostic, cette Franc-montagnarde a décidé de « faire avec » et de continuer à voyager à vélo
La première fois qu'Arlette est touchée par le cancer du sein, elle a cinquante ans. La maladie est déjà assez avancée, et la Franc-montagnarde suit alors un traitement de plusieurs mois. Ce n'est que dix ans plus tard que le corps médical la déclare guérie.
Mais quelques années plus tard, Arlette Erard apprend qu'elle fait une rechute. Le cancer du sein revient. « C’est un nouveau combat, après avoir déjà tellement lutté », déclare cette passionnée de vélo, qui ne comprend pas pourquoi la maladie se rappelle à elle. « Mon médecin ne peut pas me l’expliquer. Et il faut faire avec », ajoute-t-elle. Arlette Erard reprend les traitements, « une médicalisation quotidienne, que je supporte bien et qui stabilise le cancer », fait régulièrement des prises de sang et des rendez-vous chez l'oncologue.
« La vie n'est plus la même. Il y a les médicaments et la fatigue notamment », admet la Franc-montagnarde... qui a toutefois décidé de ne pas lâcher sa passion : cet été, elle a relié les Emibois à Marseille à vélo.
« Je pense qu’on apprend à se connaitre aussi par la maladie »
Arlette et son mari ont ainsi parcouru plus de 1'000 km à vélo l'été passé, étape par étape. La Jurassienne se dit fière de ce qu'elle a accompli, « pour moi, pas pour les autres », et prévoit déjà un prochain voyage à vélo au détour des châteaux de la Loire, « si ma santé me le permet. Car pédaler, c'est thérapeutique pour moi. ».
Témoignage et documentaire
Arlette Erard livrera son témoignage lors de la soirée thématique du mercredi 26 octobre, à Cinémont, à Delémont. Cet événement, mis sur pied dans le cadre de l'opération Octobre rose, est dédié au cancer du sein. Le documentaire Rope of solidarity sera projeté, et une physiothérapeute donnera également une petite conférence. Cette action de sensibilisation est organisée par l’Association pour le dépistage du cancer BEJUNE, le Centre du sein de l’Hôpital du Jura et la Ligue jurassienne contre le cancer, qui s’associent pour mobiliser la population contre le cancer du sein.
A noter que l'Association pour le dépistage du cancer BEJUNE invite les Jurassiennes de 50 à 74 ans à effectuer tous les deux ans une mammographie, afin de détecter un éventuel cancer du sein de petite taille, avant l'apparition des symptômes. /cto










