Plusieurs manifestations ont eu lieu lundi matin dans différentes villes de Suisse romande. A Delémont, ils étaient une petite centaine à manifester pour le maintien de l'actuelle convention nationale de travail
La mobilisation des maçons du pays se poursuit. Après le Tessin, le Valais et la région bâloise, plusieurs manifestations portées par les syndicats ont eu lieu lundi dans différentes villes romandes alors qu'un grand rassemblement est prévu mardi à Lausanne. À Delémont, une petite centaine de travailleurs de la construction ont manifesté pour défendre leurs conditions de travail. Les négociations sont en cours pour renouveler la convention nationale, mais aucun terrain d'entente n'a été trouvé pour l'instant. Travailleurs et syndicats refusent notamment les horaires flexibles que veut instaurer la société suisse des entrepreneurs (SSE). Pour les entrepreneurs, cela doit permettre de s'adapter aux demandes de la jeune génération. Mais cette mesure débouchera en réalité sur une extension du temps de travail avec des journées de 12 heures et des semaines de 58 heures, dénonce le syndicat Unia dans un communiqué transmis lundi. Les grévistes ne comprennent pas non plus que la Société suisse des entrepreneurs refuse d'augmenter les salaires, malgré le contexte économique actuel.
Risque de vide conventionnel
Si aucun accord n’est trouvé au terme des différentes rondes de négociation, cela aura des conséquences pour les deux camps selon Rébecca Lena, secrétaire régionale pour Unia Transjurane : « S'il n'y a plus de convention collective, cela sera un problème pour les travailleurs, mais aussi pour les entrepreneurs. J'espère que les entrepreneurs de notre région qui connaissent les enjeux iront donner des signaux à la SSE pour dire que ce n'est pas responsable de vouloir un vide conventionnel. »
Rébecca Lena : « Un vide conventionnel serait problématique pour les travailleurs et les entrepreneurs »
Mobilisation à Delémont
Travailleurs et syndicalistes du Jura et du Jura bernois ont battu le pavé lundi à Delémont. La petite centaine de manifestants a marché de la Halle des expositions jusqu'à la place de la gare. Reportage :
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Du côté de la SSE, on estime que cette grève viole l'obligation du respect de la paix du travail, car elle a été organisée alors qu'une septième ronde de négociations doit encore se dérouler entre les partenaires sociaux. La question a d'ailleurs été portée devant la Chambre des relations collectives de travail de Genève (CRCT). Le juge genevois n'est toutefois pas entré en matière. Les patrons ne s'avouent pas pour autant vaincus. La SSE examinera notamment la possibilité de déposer une plainte devant le tribunal arbitral national prévu par la Convention nationale du secteur principal de la construction, a indiqué son porte-parole Matthias Engel. Des manifestations sont encore prévues à Zürich vendredi. /tna-ats










