Le Jura pas assez dissuasif face aux rave party ?

La fête sauvage qui s’est déroulée aux Breuleux le week-end dernier, la cinquième cette année ...
Le Jura pas assez dissuasif face aux rave party ?

La fête sauvage qui s’est déroulée aux Breuleux le week-end dernier, la cinquième cette année, a suscité une question écrite du député Jacques-André Aubry qui s’interroge sur le pouvoir de la police

Il s'agit de la cinquième rave party dénoncée au Ministère public jurassien cette année. (Photo : libre de droit) Il s'agit de la cinquième rave party dénoncée au Ministère public jurassien cette année. (Photo : libre de droit)

Une rave party a secoué les Breuleux le week-end dernier dans la nuit du 5 au 6 novembre. Une cinquantaine de jeunes se sont installés au lieu-dit « Les vacheries » pour faire claquer les décibels jusqu’au petit matin. Malgré l’intervention de la police, les organisateurs de cette fête sauvage n’ont pas stoppé la manifestation, ce qui a poussé le député des Breuleux Jacques-André Aubry à réagir via une question écrit au Gouvernement jurassien. L’élu PDC s’interroge sur l’efficacité du dispositif de répression alors que plusieurs citoyens des Breuleux ont appelé la police pour dénoncer les nuisances sonores après minuit et demi. Elle est intervenue, privilégiant la discussion et la négociation, mais impossible de faire stopper cette rave party illégale.


La cinquième rave party dénoncée cette année dans le Jura

« Il était attendu au moins une certaine modération de la part des manifestants mais cela n’a pas été le cas. Dans un premier temps, on m’a répondu que ce qui pouvait être fait a été fait, mais ce n’était pas satisfaisant. À 3h du matin, la musique résonnait encore, à 8h aussi. Il y a quand même une certaine disproportion pour une manifestation avec quelques dizaines d’individus (une cinquantaine), ils n’étaient pas mille ! », s’étonne Jacques-André Aubry. Selon le Ministère public, c’est la cinquième rave party qui fait l’objet d’une dénonciation cette année dans le Jura. Peu avant l’été dernier, deux énormes rassemblements se sont notamment déroulés sur les hauteurs de Soulce avec, à chaque fois, autour d’un millier de participants. Des fêtes qui se sont poursuivies jusqu’au matin, là aussi malgré l’intervention des forces de l’ordre.

Jacques-André Aubry : « Ne pas mettre dans l'esprit de ces organisateurs que le Jura, c'est cool ! »

Réflexions pour rendre le dispositif de répression davantage dissuasif

Les organisateurs sont interpellés puis dénoncés au Ministère public. Ils s’en tirent le plus souvent avec une amende. Mais qui paye ? « On porte certaines charges auprès des manifestants, mais je ne suis pas sûr qu’ils payent toutes les interventions de la police. Ce n’est pas au citoyen jurassien d’assumer ces coûts », s’interroge encore Jacques-André Aubry en demandant au Gouvernement si l’arsenal législatif ne souffre pas de certains manquements. En charge du dossier, la procureure Laurie Roth explique, elle, que les coûts de la police sont reportés au sein des frais de justice qui reviennent à la charge des organisateurs en cas de condamnation. Le Ministère public affirme mener, en collaboration avec la police, des réflexions pour que le dispositif de répression soit davantage dissuasif. Aux Breuleux aucune dégradation n’a été relevée et aucune plainte, pour l’heure, n’aurait été déposée. En revanche, des échauffourées ont éclaté entre manifestants, membres des autorités communales et un agriculteur. /jpi


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