Pro Natura a tenu mercredi à Bienne un congrès qui réunissait scientifiques, cantons et Confédération. Cette journée a permis à de nombreux spécialistes de discuter des façons de protéger les zones où l’Homme n’est pas (ou peu) présent
Pro Natura réfléchit à de nouvelles méthodes pour conserver les espaces sauvages. C’est dans cette optique que l'organisation de protection de la nature a organisé, mercredi à Bienne, un congrès. Cet événement a permis à des spécialistes du domaine, mais aussi à des représentants des cantons et même de la Confédération, de discuter de ce qui devrait être fait pour préserver les habitats de nombreuses espèces qui dépendent d'environnements qui ne sont pas exploités par les humains. Car ces milieux sont toujours plus menacés, explique Jan Gürke, chef de projet de la campagne « espaces sauvages » à Pro Natura :
Protéger ces environnements n’est pas seulement intéressant pour la biodiversité, cela permet aussi aux humains de bénéficier de certains « services » qu’offrent la nature. Le cas des forêts primaires (autrement dit, jamais exploitées par l’Homme) est, dans ce contexte, parlant, explique Thibault Lachat, professeur d’écologie forestière à la Haute école spécialisée bernoise et conférencier durant cette journée :
L'Homme dépend toutefois de l'exploitation de la nature pour sa survie. Ce point est d’autant plus vrai dans le contexte actuel de crise énergétique, où le bois, par exemple, devient une source importante de chaleur. Cette situation signifie devoir exploiter davantage les forêts, au risque de menacer les espèces qui dépendent de ces milieux. « Il faut trouver un équilibre », rétorque Thibault Lachat :
Outre l’aspect scientifique, ce congrès permet aussi à Pro Natura d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur les différentes thématiques abordées. Jan Gürke ne s’en cache pas : cela permet aussi de faire du lobbyisme auprès des autorités :
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