Plus de 40 ans à partager son quotidien avec les tiques

Le laborantin jurassien Olivier Rais procède à des recherches sur cet arachnide à l’Université ...
Plus de 40 ans à partager son quotidien avec les tiques

Le laborantin jurassien Olivier Rais procède à des recherches sur cet arachnide à l’Université de Neuchâtel. Il prendra sa retraite à la fin de l’année

Le laborantin jurassien Olivier Rais a étudié la tique sous toutes ses formes. Il était l'invité de La Matinale ce jeudi. Le laborantin jurassien Olivier Rais a étudié la tique sous toutes ses formes. Il était l'invité de La Matinale ce jeudi.

Il a étudié la tique sous toutes ses formes… Olivier Rais est un Jurassien qui travaille en tant que laborantin à l’Université de Neuchâtel depuis 42 ans. Tout de suite, il s’est spécialisé dans l’étude de la tique, ce petit arachnide présent, notamment, dans le Jura. Olivier Rais se rend lui-même sur le terrain pour récolter ses animaux et les emmène ensuite dans son laboratoire pour un travail approfondi. Son départ à la retraite à la fin de l’année marque la fin d’un cycle sur les bords du lac, puisque les recherches autour de la tique vont s’arrêter.


Plusieurs découvertes

L’étude de la tique à Neuchâtel n’a pas été vaine, elle a débouché sur plusieurs résultats. Olivier Rais note qu’il a pu être prouvé qu’on trouve désormais des tiques toute l’année dans notre région, y compris en altitude. Elles sont actives dès 7 degrés. De plus, le laborantin a découvert que l’être humain a très peu de chances d’être infecté avant 24 heures. Selon lui, le nombre de tiques n’a pas beaucoup évolué ces dernières années.


Éradiquer ces maladies ? « Je ne pense pas », dit Olivier Rais

Si ces découvertes ont permis une belle avancée dans l’étude des tiques, il n’en demeure pas moins que cet arachnide recèle encore des mystères. Si un vaccin existe pour l’encéphalite à tiques, il n’y en a pas à l’heure actuelle pour la maladie de Lyme. Seuls des antibiotiques existent. Selon Olivier Rais, la recherche autour de ce vaccin est l’actuel défi et il est de taille. Malgré les avancées, le laborantin jurassien affirme qu’il ne « pense pas » qu’il sera possible d’éradiquer ces deux maladies ces prochaines années. /mle


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