Canards, coqs, oies ou encore lapins se montrent à Saignelégier. La société d’aviculture, cuniculture et colombophilie (SACC) de La Chaux-de-Fonds organise de vendredi à dimanche à la Halle-cantine la 100e exposition cantonale neuchâteloise. Elle a retenu le site jurassien à cause de divergences avec les services du vétérinaire cantonale neuchâtelois. A propos notamment de la taille des volières pour les pigeons. Le président du comité d’organisation explique que Neuchâtel va plus loin que la norme appliquée dans les autres cantons. Stéphane Monnet ajoute que la Halle-cantine dispose d’assez de place pour accueillir tous les animaux et qu’elle est équipée d’une cuisine afin d’assurer la partie restauration pour les visiteurs.
Certains sont à la maison
La SACC La Chaux-de-fonds compte quelques éleveurs jurassiens parmi ses 80 membres. Stéphane Sauzer en fait partie. L’agriculteur franc-montagnard élève des canards et des oies. Présenter ses bêtes à domicile est un moment particulier pour lui. « Ça fait plaisir parce qu’on vient régulièrement à la Halle-cantine pour des expositions de vaches et de chevaux. Là on aura les lapins, les volailles et les pigeons », sourit l’éleveur du Cerneux-Lombard. L’enthousiasme est grand surtout que le Covid a enrayé la manifestation pendant deux ans. « Chaque printemps on élève et sélectionne des animaux. Et puis l’automne c’est annulé donc on recommence, souffle le Franc-montagnard qui redoute qu’entre-temps un renard mange ses bêtes. Donc là je suis super content d’enfin y être ».
L’heure du jugement
Avant d’être exposés, les 961 animaux sont examinés. Un jury a passé en revue les 360 volailles, 94 pigeons et 507 lapins présentés à Saignelégier. Jacques Bader est expert volaille. Pour les canards domestiques, il regarde d’abord l’apparence générale. Puis, la couleur, le plumage, la tête, le dessin et les palmures. L’expert jurassien examine des bêtes depuis 30 ans. Son coup d’œil l’aide dans sa tâche mais il s’appuie aussi sur son expérience d’éleveur. « On connaît les difficultés de la profession. Pour certaines variétés de volaille plus compliquées à élever, on va être un petit peu plus cool dans le jugement de ces races », indique Jacques Bader.Le concours n’est toutefois pas une priorité pour les éleveurs. La joie d’exposer leurs animaux l’emporte sur les points attribués par le jury. /nmy










