ARTsenal. Tout est dit dans le seul nom de la salle d’exposition, en tout cas évocateur pour l’artiste Denis Roueche. Il n’en fallait pas plus à ce Neuchâtelois d’origine jurassienne pour imaginer la trajectoire de son exposition. Bruts et sobres, quelques troncs imposants occupent la pièce, leur inclinaison rappelant aussitôt ces canons que bon nombre d’enfants ont manipulé en jouets. Ces toiles semblant représenter des fenêtres aux verres brisés à manière d’une bande dessinée ? Le résultat des vibrations causées par tout cet arsenal, dotant cet ARTsenal de fenêtres qu’il n’a jamais eues.
Le récit de Denis Roueche
« Mon travail artistique prend vraiment racine dans mes souvenirs d’enfance. J’aime bien qu’à la vue de mes pièces, les visiteurs se rappellent peut-être un Tintin qu’ils ont lu. L’enfance me parle beaucoup », expose Denis Roueche. Le récit enfantin aussi. Car si l’on ne sait pas où cet « Homme Canon » atterrit, le deuxième site d’exposition à la Galerie Paul Bovée offre une série d’explosion. « Cet homme canon a été expulsé ailleurs à Delémont et à Paul Bovée on peut voir cette idée d’explosion, une série d’artifices sous forme de dessins abstraits », explique l’artiste qui tisse sous nos yeux la réflexion de « son » parcours imaginaire.
« J'imagine que les gens vont voir ce que je voulais... mais on verra ! »
Le risque est qu’il ne soit pas celui du visiteur. « Ça fait partie des règles du jeu. J’imagine que les gens vont voir ce que je voulais... mais ils font aussi leur propre histoire et j’accepte qu’il y ait autant d’interprétations que de visiteurs », sourit Denis Roueche. Le vernissage son exposition « Homme Canon » aura lieu ce samedi à 11h à l'ARTsenal. Elle est visible jusqu'au 18 décembre. /jpi










