La vie d’Elisabeth Baume-Schneider « a basculé »

Ancien chef de l’information de plusieurs conseillers fédéraux, le Jurassien Dominique Bugnon ...
La vie d’Elisabeth Baume-Schneider « a basculé »

Ancien chef de l’information de plusieurs conseillers fédéraux, le Jurassien Dominique Bugnon évoque ce qui attend la nouvelle ministre dans les prochaines semaines

Dominique Bugnon a côtoyé quatre conseillers fédéraux lors de sa carrière.  Dominique Bugnon a côtoyé quatre conseillers fédéraux lors de sa carrière.

La répartition des dicastères ayant été effectuée par le Conseil fédéral, Elisabeth Baume-Schneider peut désormais se mettre au travail. La future ministre de la justice et de la police entrera officiellement en fonction le 1er janvier, mais de nombreuses tâches l’attendent d’ici à cette échéance. Depuis son élection mercredi, la Jurassienne est prise en charge par la Chancellerie fédérale. Un bureau lui a notamment été mis à disposition, selon Dominique Bugnon, ancien chef de l’information de plusieurs conseillers fédéraux dont Doris Leuthard et Simonetta Sommaruga.

« Les délais sont très courts. Vous devez pouvoir vous mettre à la tâche tout de suite. Il y a beaucoup de travail à faire », explique le Delémontain. Dominique Bugnon souligne qu’Elisabeth Baume-Schneider devra choisir sa plus proche équipe, à savoir le secrétaire général du département, le chef de l’information et le ou les collaborateurs personnels. La nouvelle conseillère fédérale peut décider de garder le secrétariat général qui est déjà en place ou nommer d’autres personnes.

Dominique Bugnon : « Vous devez pouvoir vous mettre à la tâche tout de suite »

Une ministre relativement libre

En ce qui concerne la nouvelle vie d’Elisabeth Baume-Schneider, Dominique Bugnon indique que les conseillers fédéraux restent libres de choisir leur domicile et ne sont pas obligés de résider à Berne, d’autant que les ministres bénéficient d’une voiture de fonction et d’un chauffeur. Au niveau de la sécurité, toutes les réunions d’un conseiller fédéral sont annoncées à la police fédérale. Cette dernière décide, en collaboration avec les cantons concernés, de l’opportunité ou non de prendre des mesures de protection. Dominique Bugnon ajoute qu’un dispositif particulier peut être mis en place dans certaines situations extraordinaires avec une protection permanente. L’ancien chef de l’information donne l’exemple des menaces proférées à l’encontre de certains conseillers fédéraux lors de la pandémie.

Dominique Bugnon : « La question sera de savoir si elle veut faire les courses ou prendre un logement de fonction »

Le Delémontain explique que le bon sens prévaut généralement en matière de sécurité. « Un conseiller fédéral peut se promener librement et aller à son bureau à pied ou prendre le train seul », précise Dominique Bugnon. /alr


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