Un sapin régional et naturel pour Noël

La commune de Saignelégier a vendu cette semaine à la population des épicéas et des Nordmann ...
Un sapin régional et naturel pour Noël

La commune de Saignelégier a vendu cette semaine à la population des épicéas et des Nordmann ajoulots. Les arbres ont dû résister aux fortes chaleurs de l’été avant de voir la neige

Le garde forestier de Saignelégier Christophe Montavon, à gauche, conseille un client venu chercher un sapin de Noël dans la grange de la Halle-cantine. Le garde forestier de Saignelégier Christophe Montavon, à gauche, conseille un client venu chercher un sapin de Noël dans la grange de la Halle-cantine.

L’esprit de Noël s’est répandu à Saignelégier. La commune franc-montagnarde a organisé cette semaine une vente de sapins jurassiens. 67 épicéas et Nordmann, entreposés dans la Halle-cantine, ont trouvé preneur. 


Acheter local

Avant de trôner dans les foyers taignons, les arbres ont poussé en Ajoie. L’argument de la provenance des sapins de Noël est important pour les personnes venues en acheter. « J’ai toujours trouvé extrêmement important d’acheter local. Les grandes surfaces font déjà assez de bénéfices comme ça », nous indique un client patientant avant de récupérer sa commande. Les arbres régionaux doivent contrer les grandes surfaces mais aussi les sapins synthétiques. Un autre acheteur résiste aux tentations du faux. « C’est clair que les gens aiment bien le synthétique, c’est pratique. Alors qu’un sapin naturel perd ses épines. Mais j’aime ce qui est naturel », déclare-t-il. 


Une touche de joie

Et puis cette année, à cause de la crise énergétique, les communes n’ont pas joué la carte de l’extravagance au niveau des décorations. Alors, ramener un sapin de Noël à la maison est d’autant plus important aux yeux de cette cliente : « C’est une touche de joie et de liesse qui est indispensable à Noël ». Faut-il aussi relever que la joie et la liesse sont souvent provoquées par ce qui se trouve sous le sapin. « C’est surtout pour mes petits-enfants aussi. Même si mon sapin n’est pas très haut et qu’il n’y a plus trop de place en-dessous pour les cadeaux », sourit un autre acheteur. Reste à voir désormais si le Père Noël remplira sa hotte de cadeaux fabriqués dans le Jura.  


La chaleur avant les flocons

Avant de voir la neige, les sapins ont eu chaud aux épines. Ils ont souffert des épisodes caniculaires de l’été dernier. Christophe Montavon explique que « des aiguilles sont devenues sèches relativement vite et c’est pour cette raison que nous ne prélevons plus les sapins en forêt mais faisons appel à des pépiniéristes ». Le garde forestier pour la commune de Saignelégier ajoute que « si on choisi un sapin en forêt, on prend le plus beau. Mais c’est ce sapin-là qui nous fera l’arbre d’avenir. Donc en agissant ainsi, on diminue la vitalité et la qualité de nos spécimens ». /nmy


 

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