C’est un produit phare des fêtes de fin d’année. Le marché du foie gras est chamboulé cet hiver. Les prix se sont envolés en raison de la grippe aviaire présente dans plusieurs pays producteurs. Des dizaines de millions d’oies et de canards ont dû être abattus. Les effets se font sentir jusque dans la région.
La France est frappée de plein fouet par la maladie, mais aussi la Hongrie ou la Bulgarie. Un rapport a d’ailleurs indiqué cette semaine que l'Europe traversait depuis plus d’un an l'épidémie de grippe aviaire « la plus dévastatrice » de son histoire. Logiquement, la quantité de foie gras disponible sur le marché a considérablement diminué, ce qui a fait augmenter les prix. Patron du restaurant de la Bonne Auberge à Delémont, Joël Khalil a dû se résoudre à revoir ses marges et à répercuter cette hausse sur sa clientèle.
Joël Khalil : « C’est pratiquement une obligation »
Des difficultés d’approvisionnement
Le prix du foie gras au kilogramme a augmenté d’environ 20 francs par rapport à l’année passée, selon les estimations du chef du restaurant du Soleil, à Châtillon. Clément Bourgeois souligne que les restaurateurs paient aujourd’hui entre 75 et 80 francs le kilogramme. Le cuisinier a aussi dû réduire un peu ses marges, mais il a également revu ses prix pour ne pas vendre à perte. Le chef précise que les clients sont compréhensifs.
L’approvisionnement a également parfois posé problème. Le patron de la Bonne Auberge a dû anticiper. Joël Khalil s’y est pris relativement à l’avance pour passer commande.
Joël Khalil : « Il y a quand même des quantités disponibles »
Aux Franches-Montagnes, la Maison Wenger ne propose plus de foie gras dans son restaurant. Elle a décidé de prendre un virage plus local et le plus éthique possible, selon le chef Jérémy Desbraux. Ce produit est toutefois utilisé dans les ventes à l’emporter. Là aussi, le cuisinier a remarqué une flambée des prix, mais il n’a pas rencontré de soucis d’approvisionnement. Il commande, en effet, des quantités qui sont bloquées d’une année à l’autre.
Globalement, le foie gras ne devrait donc pas manquer dans les assiettes des restaurants en cette fin d’année. Il faut toutefois s’attendre à débourser davantage pour en consommer.
Notez qu’une initiative populaire a été lancée au niveau fédéral pour demander l’interdiction d’importer ce produit en Suisse. /alr









