Déjà présentes à la fin de l’année 2022, les difficultés d'approvisionnement en médicaments ont empiré ces dernières semaines. Le président de l’ordre des pharmaciens neuchâtelois Christian Borel-Jaquet fait le point sur cette situation
La situation se corse pour les pharmacies du pays. Ces dernières doivent composer depuis quelques temps avec des conditions d’approvisionnement difficiles, notamment pour les antibiotiques. Désormais, c’est au tour des anti-douleurs d’usage d’être touchés par ce phénomène. Actuellement, il est parfois difficile pour la population de se procurer de l’ibuprofène et du paracétamol. Le président de l’ordre des pharmaciens neuchâtelois reconnaît que le contexte a changé depuis le mois de novembre. « On s’aperçoit maintenant que cette situation a tendance à perdurer », explique Christian Borel-Jaquet.
Trois raisons possibles
Pour Christian Borel-Jaquet, il existe trois causes principales qui peuvent expliquer ces difficultés d’approvisionnement. En premier lieu, les facteurs saisonniers jouent un rôle important avec notamment un virus de la grippe particulièrement virulent cette année. « La consommation de certains produits a augmenté de l’ordre de 40% en pharmacie », détaille le président de l’ordre des pharmaciens neuchâtelois. Mais pour lui, il existe également des raisons économiques à cette situation. « Au vu de la taille des marchés globaux, on voit que lorsqu’il y a des choix stratégiques, la Suisse n’est pas forcément un acteur qui va passer en premier », analyse M. Borel.
Une réponse conjointe
La Suisse n’est pas la seule dans ce cas de figure. Mercredi, la France a décrété une interdiction temporaire de la vente en ligne de produits à base de paracétamol, après avoir tenté depuis des mois d'en rationner la distribution. Pour Christian Borel-Jacquet, il faut que « la Suisse réfléchisse avec ses voisins pour sortir de cette situation ».
/dpi-ATS









