Le 17 février 2008, le pays déclarait son indépendance. Aujourd’hui, les tensions avec la Serbie perdurent et le Kosovo est toujours en quête d’une meilleure reconnaissance à l’internationale
Le Kosovo a pris son destin en main il y a tout juste 15 ans. Le 17 février 2008, le pays signait sa déclaration d’indépendance et désignait Pristina comme sa capitale. Aujourd’hui, le Kosovo reste englué dans des relations tendues avec la Serbie et fait face à de nombreux défis.
Les réflexes nationalistes perdurent. Les tensions restent vives avec la Serbie, après la guerre qui a déchiré les deux peuples, mais ce ne sont pas les seuls soucis du Kosovo. Le pays souffre de sa reconnaissance seulement partielle sur le plan international : il ne fait pas partie du Conseil de l’Europe ou des Nations-Unies et son indépendance n’est pas reconnue par certains pays européens comme l’Espagne. Pour Jean-Arnault Dérens, rédacteur en chef du Courrier des Balkans, un média parisien en ligne spécialisé dans les pays de l’Europe du Sud-Est, cette reconnaissance ne pourra se faire que si un accord est trouvé avec la Serbie.
Le Kosovo fait par ailleurs face à un important exode, de la jeunesse notamment. Pour Jean-Arnault Dérens, c’est un sentiment d’instabilité et d’insécurité chronique qui pousse les habitants à construire leur avenir ailleurs :
Pour le Neuchâtelois Bernard Challandes, ancien sélectionneur de l’équipe de football du Kosovo, le pays a aussi besoin de stabilité pour donner de l’élan à son économie et inciter les entreprises étrangères à s'installer sur son sol :
Un accord de normalisation des relations entre Belgrade et Pristina est actuellement en négociation sous l’égide de l’Union européenne et des États-Unis pour tenter de dépasser ces antagonismes.
À noter encore que la Suisse était l’un des premiers États à reconnaître l’indépendance du Kosovo en février 2008. La diaspora kosovare en Suisse est d’ailleurs l’une des plus importantes, avec environ 200'000 personnes. /sbe









