Prise de température scientifique sur le site du projet de géothermie profonde à Haute-Sorne. Des tests sont effectués cette semaine à Glovelier, mais aussi à Boécourt. Ce mercredi, c’est une opération visant à faire vibrer le terrain pour mesurer la sismicité qui a été menée.
Dans les faits, une grosse masse tombe au sol et les ondes qui découlent du choc permettent à des capteurs de récolter des données. Le but est notamment de pouvoir tester des instruments destinés aux futures mesures. « Un piston de 250 kilos tape sur une plaque en acier et des ondes acoustiques se propagent. Des senseurs sismiques captent les signaux qui reviennent de l’intérieur de la terre, puis on analyse la fréquence et l’énergie. Nous testons plusieurs types de capteurs », explique Walter Frei, le responsable de l’entreprise GeoExpert en charge de ces essais.
Si les scientifiques ont procédé en quelque sorte à une simulation de tremblement de terre, les tests ne permettent pas de se prononcer sur la dangerosité de la zone en matière de sismicité. « Non. Pour cela, il faut faire une campagne sismique qui dure plusieurs semaines, avec une centaine de capteurs dans un rayon de quatre à cinq kilomètres, ou plus », précise Walter Frei.
Walter Frei : « On veut savoir quel type de capteurs utiliser à l’avenir »
En vidéo : les mesures effectuées à l’aide d’un puissant piston. Exemple avec ce qu’il reste d’une pièce de 20 centimes passée sous la masse.
Nouvelle requête pour suspendre les travaux
Du côté des opposants au projet de géothermie profonde, le collectif « Citoyens Responsables Jura » a déposé une nouvelle requête de suspension des travaux. Un courrier a été envoyé à la commune de Haute-Sorne, en charge de la police des constructions. « Citoyens Responsables Jura » estime que les travaux effectifs ont bien démarré et que les tests de cette semaine ne sont pas seulement des mesures de sismicité. Le collectif demande aux élus communaux d’interdire les travaux jusqu’au jugement de sa demande de péremption du permis. /rch-comm









