Le premier week-end de Carême est marqué par les feux des Brandons. A Delémont, Porrentruy, ou dans d’autres plus petites communes, le bonhomme hiver va céder la place à la belle saison. Alors que la tradition est ancestrale, des nouveautés apparaissent cette année dans la capitale. Le Centre culturel régional de Delémont a décidé de faire une croix sur le brasier. Une décision motivée par des questions environnementales.
Et pourtant, le feu a une symbolique forte dans la coutume du feu des Brandons, selon l’historienne Laurence Marti. « C’est central. Le Brandon, c’est la torche ». La tradition, dont les premiers écrits remontent au 16e siècle, a des racines aussi lointaines que le Carnaval. Mais les deux événements ne sont pourtant pas liés, puisque le feu des Brandons fait référence au monde paysan. Les deux manifestations sont toutes deux différentes à l’origine, mais se sont mélangées à cause de la proximité des dates. « Le feu, c’est la lumière, l’ouverture vers le printemps », relève Laurence Marti. Le brasier apportait la fertilité des champs, la fécondité des couples, qui sautaient par-dessus les braises pour avoir un bébé dans l’année. Dans les significations qu’on prêtait au feu des Brandons, une survit encore : plus le feu est grand, plus les récoltes seront bonnes, indique Laurence Marti. /ncp









