Les curieux se sont invités chez les ducs et duchesses de la nuit samedi. À l’occasion de la Nuit de la chouette, 40 personnes se sont retrouvées à Champoz pour une balade au clair de lune, l’oreille aux aguets. L’événement, qui vient de France, a lieu tous les deux ans dans toute la Suisse romande. Le Centre d'Étude et de Protection des Oiseaux, Bienne et environs (CEPOB) a organisé, à Champoz, cette nuit avec les rapaces nocturnes de la Vallée de Tavannes.
Le président du CEPOB cette année, Michel Gigon estime qu’ils sont encore parfois mal perçus par la population qui peut en avoir peur. « Il y a encore des histoires de maléfices, de fantômes qui circulent. Des chouettes pouvaient être clouées aux portes de grange pour conjurer ces mauvais sorts. Toutefois, ces mythes n’ont pas de bases réelles », explique le spécialiste. Selon lui, « c’est justement pour casser ces légendes et montrer que ce sont des animaux inoffensifs que cette Nuit de la chouette est importante ».
Et alors, dans le coin, les hululements à guetter peuvent provenir de la chouette hulotte, du hibou moyen-duc, du grand-duc d’Europe, de l’effraie des clochers ou chouette effraie et de la chouette de Tengmalm. C’est à leur recherche que nous sommes partis samedi soir en deux groupes d’une vingtaine de personnes :
Pour entendre les chouettes, ce sera donc une prochaine fois, par exemple vendredi soir à Nods pour une prochaine Nuit de la chouette organisée par le Parc Chasseral à Nods ou à Saignelégier le 25 mars. Toutes les informations sont à retrouver sur le site de l’association Nos oiseaux.
Cette nuit de la chouette était aussi l’occasion de rappeler l’importance de ces rapaces pour la biodiversité. Il faut faire attention à les protéger, insiste Michel Gigon. Ils vont consommer une quantité de micromammifères et réguler leur population : « c’est un allié de l’agriculteur », selon lui. Enfin, dans la région, chouettes et hiboux apprécient particulièrement les forêts et les pâturages boisés. /lbe









