Cinq coups de feu et des vies « gâchées »

Le procès des trois jeunes hommes accusés d’être impliqués dans une affaire de tirs sur un ...
Cinq coups de feu et des vies « gâchées »

Le procès des trois jeunes hommes accusés d’être impliqués dans une affaire de tirs sur un groupe rival s’est ouvert lundi à Porrentruy. Prévenus et plaignants ont été entendus par le Tribunal pénal

Un procès d'envergure a débuté lundi devant la justice jurassienne. (Photo : archives).  Un procès d'envergure a débuté lundi devant la justice jurassienne. (Photo : archives). 

Trois jeunes hommes sont jugés depuis ce lundi matin à Porrentruy pour des coups de feu tirés sur une bande rivale. Les faits qui occupent le Tribunal pénal s’étaient produits en février 2021 à Delémont, près de la station-essence de la route de Bâle. Un des membres du groupe visé avait été blessé au dos par un projectile. Sur les trois prévenus, deux doivent notamment répondre de tentative d’assassinat.


Des plaignants traumatisés

Les accusés se trouvaient en voiture lorsque l’un d’eux a baissé la vitre et ouvert le feu, tirant cinq coups sur le groupe rival. La victime a dû subir deux opérations. Aujourd’hui encore, ce jeune homme souffre de douleurs et de stress post-traumatique. Il a déclaré que cette histoire avait « fait du gâchis dans sa vie » et qu’il avait notamment perdu une place de travail. Également visés par les tirs, les trois autres plaignants ont aussi témoigné des problèmes qu’ils rencontrent toujours aujourd’hui, tels que des difficultés à sortir la nuit ou encore des angoisses.


Des regrets du côté des prévenus

Lors des auditions, le tireur a fait part de ses regrets. Il a expliqué n’avoir eu à aucun moment l’intention de blesser quiconque. Le jeune homme a dit ne pas comprendre pourquoi il a utilisé l’arme qui lui a été donnée par un passager arrière, évoquant un instant de panique et d’angoisse. « Je ferais tout pour revenir en arrière, j’ai brisé ma vie », a-t-il notamment déclaré.

Le conducteur et le troisième prévenu - passager arrière - ont, de leur côté, indiqué n’y être pour rien dans cette histoire. Ils ne savaient pas qu’une arme se trouvait dans la voiture et n’avaient jamais parlé de ce qui allait se passer. Tous les deux étaient en état choc lorsque le tireur a ouvert le feu.

Notez qu’un quatrième homme se trouvait à l’arrière. Mineur au moment des faits, il n’est toutefois pas prévenu dans le cadre de cette procédure.

L’audience va se poursuivre mardi avec les réquisitoires du Ministère public et des différentes parties. /alr


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