Environ 80 bovins sont au centre de l’attention et des convoitises à Saignelégier. Un marché de bétail s’est tenu ce lundi matin à la Halle-Cantine. Il a attiré une quarantaine d’éleveurs et d’acheteurs venus marchander. Ces rendez-vous sont sous pression dans le Jura puisque, dans son plan d’équilibre 22-26, le Gouvernement cantonal entend supprimer les subventions accordées pour leur organisation. Mais le Parlement a contré l’exécutif en maintenant au budget 2023 les aides d’environ un demi-million de francs. Cette décision soulage Vincent Veya. Selon l’éleveur établi aux Cerlatez, les marchés de bétail détiennent plusieurs qualités. « On peut montrer nos bêtes à plusieurs marchands et si on ne s’entend pas sur un prix, on peut toujours ramener nos animaux à la maison. Et là, on peut aussi connaître directement leur poids », affirme-t-il.
Au marché de bétail il y a donc des éleveurs comme Vincent Veya et il y a aussi des acheteurs. Pierre Oppliger vient de Sonceboz et s'est déplacé à Saignelégier pour acquérir des vaches et des taureaux. Lui aussi a besoin de ce genre de rencontres. « C’est important d’avoir ces marchés centralisés pour trouver ce dont nous avons besoin chaque semaine. », appuie-t-il. Pierre Oppliger a mis la main sur une vingtaine d’animaux qu’il récupère avant de les revendre à d’autres clients. Durant la vente, le prix se négocie au kilo. Les enchères s’effectuent à la criée. « Il y a d’abord une commission qui taxe le bétail. Ensuite c’est misé au plus offrant », explique-t-il.
Ce lundi à Saignelégier, il s’agissait du 7e marché de bétail organisé dans le Jura depuis le début de l’année. En tout, 35 rendez-vous de ce type sont agendés dans le canton en 2023. /nmy










