L’ATE ne veut pas du développement de la N18 entre Delémont et Bâle

Les sections du Jura, des deux Bâle et de Soleure de l’Association transports et environnement sont critiques envers le Conseil fédéral. Elles souhaitent mettre l’accent sur le rail

La route N18 est inclue dans le message sur la poursuite du développement des routes nationales du Conseil fédéral. (Image : Google Maps) La route N18 est inclue dans le message sur la poursuite du développement des routes nationales du Conseil fédéral. (Image : Google Maps)

Pas contente, l’Association transports et environnement. Les sections du Jura, des deux Bâle et de Soleure critiquent ce lundi la décision du Conseil fédéral d’inclure le tronçon Delémont-Bâle de la N18 dans son message sur la poursuite du développement des routes nationales. L’ATE estime que cette démarche s’inscrit dans une logique de croissance illimitée du trafic automobile, qui nuit aux efforts de lutte contre le changement climatique et de protection de la biodiversité.

Selon l’ATE, la décision du Conseil fédéral au sujet de la N18 est contraire aux intentions des cantons du nord-ouest de la Suisse. Ces derniers ont signé une charte climatique commune qui les engage à respecter l’objectif de 1,5 degré en termes de réchauffement. Le Jura a par ailleurs annoncé – à travers son Plan climat – vouloir réduire la part modale de la mobilité individuelle motorisée à moins de 65% d’ici 2030. L’ATE s’interroge aussi sur la nécessité de l’extension de la N18 entre Delémont et Bâle. Elle indique que le trafic n’a pas augmenté autour de Laufon, et rappelle que la cadence à la demi-heure du train entre Bienne et Bâle va bientôt être introduite. Il faut donc privilégier le rail. Pour l’ATE, l’argent économisé sur les aménagements de la N18 pourrait être utilisé pour des itinéraires cyclables, le développement de l’offre de transports publics et l’entretien des routes existantes. /comm-rch


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