Des défis à l’horizon pour le syndicat chevalin du Haut-Plateau-Montagnard

Romain Theurillat est président du syndicat depuis une année. Désormais acclimaté à sa nouvelle ...
Des défis à l’horizon pour le syndicat chevalin du Haut-Plateau-Montagnard

Romain Theurillat est président du syndicat depuis une année. Désormais acclimaté à sa nouvelle fonction, l’éleveur des Breuleux s’apprête à contrer plusieurs menaces qui pèsent sur le cheval Franches-Montagnes

Romain Theurillat tient dans ses mains la « canne de Jean Jobin », le sceptre du syndicat utilisé il y a un siècle pour mesurer la taille des chevaux. Romain Theurillat tient dans ses mains la « canne de Jean Jobin », le sceptre du syndicat utilisé il y a un siècle pour mesurer la taille des chevaux.

« Pour moi, ce n’est que du bonheur ». Romain Theurillat adore sa fonction de président du syndicat chevalin du Haut-Plateau-Montagnard (HPM). Ce vendredi, cela fait un an jour pour jour que l’éleveur de chevaux Franches-Montagnes a été élu à la tête de l’entité. Il a repris le flambeau des mains de Jean-Pierre Froidevaux qui avait dirigé le HPM ces 12 dernières années. Le Breulotier a d’ailleurs présidé jeudi soir sa toute première assemblée générale durant laquelle les comptes 2022, bénéficiaires à hauteur de près de 2'000 francs, ont été acceptés.


Savoir trouver sa place

« Au début ça n’a pas été facile, se rappelle Romain Theurillat. Il faut surtout savoir se positionner par rapport aux autres syndicats et aux autres présidents de manifestation ». Durant sa première année aux commandes du HPM, l’éleveur de 32 ans a eu quelques dossiers d’envergure à traiter. Il y a notamment eu le maintien de la prime d’élevage par le Conseil fédéral et le refus d’un apport de nouveau sang. Ce dernier « a été voulu principalement par les éleveurs parce que la consanguinité nous fait peur et on tourne toujours avec les mêmes lignées de chevaux », s’inquiète le président du syndicat.

Romain Theurillat revient sur sa 1re année de présidence du HPM et se penche sur les défis qui l’attendent

La consanguinité chez les chevaux et la relève chez les éleveurs sont les principales préoccupations

La consanguinité est notamment un point qui occupera le monde de l’élevage de chevaux Franches-Montagnes en 2023. « Il faudra faire attention à ne pas dépasser les 10% de consanguinité. Une prime sera discutée à ce sujet », précise le président du HPM.

Le cheval Franches-Montagnes intéresse toujours davantage d’acheteurs. « En sortie du Covid il y a eu un boom des demandes. Les éleveurs ont pu vendre facilement et à un très bon prix », remarque Romain Theurillat. Face à cet intérêt grandissant pour la seule race indigène, il s’agit désormais de répondre à la demande. « Il faut mettre l’accent sur les jeunes éleveurs. Qu’ils n’hésitent pas à se lancer et à garder des poulinières », appuie le Breulotier qui va s'attaquer à bras-le-corps aux défis qui l’attendent pour ses 3 années de mandat restantes. /nmy


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus