Les chasseurs jurassiens réunis pour leurs assises annuelles

L’assemblée des délégués de la Fédération cantonale jurassienne des chasseurs s’est tenue samedi ...
Les chasseurs jurassiens réunis pour leurs assises annuelles

L’assemblée des délégués de la Fédération cantonale jurassienne des chasseurs s’est tenue samedi à Boécourt. Projets et défis ne manquent pas pour la FCJC

Nicolas Wallimann est notamment revenu sur sa première année à la présidence de la FCJC. Nicolas Wallimann est notamment revenu sur sa première année à la présidence de la FCJC.

Boécourt a accueilli samedi les assises annuelles des chasseurs de la région. L’assemblée des délégués de la Fédération cantonale jurassienne des chasseurs (FCJC) s’est déroulée à la Halle des fêtes. Les comptes et le budget étaient notamment à l’ordre du jour, mais également la présentation de plusieurs rapports dont celui du nouveau président élu en mars 2022 pour succéder à Jean-Luc Berberat. Nicolas Wallimann est revenu sur sa première année à la tête de l’entité. Il a déploré un renforcement des pressions des mouvements anti-chasse et en particulier de Pro Natura. « Le problème est qu'il y a un manque de connaissance de ce que fait le chasseur et du bien qu’il apporte à la nature », explique le président. Selon ce dernier, certains « extrémistes » souhaiteraient remplacer la chasse par le loup. « Il faut bien se rendre compte qu’il n’est plus possible d’avoir de nombreux grands prédateurs, d’où l’obligation d’une régulation proactive effective », ajoute-t-il.


Une cellule « scientifique » à l’œuvre

Nicolas Wallimann a également salué la création d’une cellule « scientifique ». Composé de quatre membres, ce nouvel organe de la FCJC est chapeauté par Lucas Wolfer, ingénieur en gestion de la faune. Il a pour objectif de réunir et de maximiser les compétences des chasseurs, mais aussi de « valoriser les milliers d’heures d’observation réalisées dans le terrain ». Selon le président, son rôle est également de défendre la chasse face à certains arguments irrecevables des opposants. Nicolas Wallimann ajoute que l’entité travaille actuellement sur une manière d’améliorer le prélèvement des chamois sur une base scientifique.

Nicolas Wallimann : « L’idée est de mettre davantage l’accent sur l’aspect scientifique du chasseur »

Bientôt un stand de tir pour les chasseurs

Dans son rapport, le président a également fait le point sur plusieurs projets en cours. La création d’un stand de tir dédié aux chasseurs est, par exemple, en bonne voie à Bure. « Il s’agit d’une obligation fédérale. La loi demande aux chasseurs d’effectuer des tirs périodiques sur des cibles fixes et mouvantes », explique Nicolas Wallimann. L’infrastructure pourrait être mise en service à la fin 2024, voire début 2025.

Notez que deux propositions de modification du règlement sur l’exercice de la chasse 2023-2024 ont également été entérinées. L’une concerne un assouplissement dans la constitution des groupes de chasseurs, l’autre une réduction des périodes de chasse pour la bécasse des bois. /alr


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