Dans une question écrite, le député socialiste Patrick Cerf s'inquiète de voir certains patients jurassiens se heurter à la barrière de la langue lors de leur prise en charge à l'Hôpital universitaire de Bâle. La problématique est connue et tout est mis en œuvre pour améliorer la situation, a répondu le Gouvernement jurassien. Député non satisfait
Certains patients jurassiens pris en charge à l’hôpital universitaire de Bâle font face à la barrière de la langue. Mais la problématique est connue et tout est fait pour améliorer la situation. Le Gouvernement jurassien a répondu en ce sens à la question écrite déposée par le député socialiste Patrick Cerf.
Ce dernier ne remet pas en question la qualité des traitements dispensés à l’hôpital de Bâle. Il relève cependant que la barrière de la langue peut parfois décourager certaines personnes à s’exprimer face aux médecins. Une situation qui peut être difficile pour certains patients atteints d’une pathologie lourde, pour laquelle il est important de pouvoir libérer la parole, selon Patrick Cerf.
Le Gouvernement jurassien reconnaît que certains patients font face à cette problématique lors de leur prise en charge dans certains services de l’USB. Mais il précise également que les collaborations entre les deux centres hospitaliers sont « globalement extrêmement positives » et que les patients jurassiens bénéficient de prestations médicales de qualité.
Un suivi assuré depuis 2017
Le Gouvernement indique également que le suivi stipulé dans la convention signée en 2017 entre l’H-JU et l’USB est assuré. Et qu’il est régulièrement rappelé à l’institution bâloise l’importance pour les patients jurassiens de pouvoir disposer de prestations documentées dans leur langue maternelle. Le Gouvernement précise en outre qu’aucun rapport n’existe au sujet de ce suivi.
La réponse de l'exécutif ne satisfait pas Patrick Cerf. Le député estime que seul un rapport sur la problématique permettra de faire avancer les choses. Le socialiste nous a confié son intention de déposer prochainement un postulat sur la question au Parlement jurassien. /tna









