Commentaire : une reconnaissance de l’endométriose bienvenue

Le Conseil des Etats s’est prononcé en faveur d’une motion pour mieux détecter l’endométriose ...
Commentaire : une reconnaissance de l’endométriose bienvenue

Le Conseil des Etats s’est prononcé en faveur d’une motion pour mieux détecter l’endométriose et mieux détecter certaines maladies féminines. Une décision bienvenue, selon notre journaliste Eva Lombardo

Le Conseil des Etats s'est prononcé en faveur d'une meilleur détection de maladies féminines comme l'endométriose. (Photo libre de droits). Le Conseil des Etats s'est prononcé en faveur d'une meilleur détection de maladies féminines comme l'endométriose. (Photo libre de droits).

Le Conseil des États a approuvé mardi deux objets visant à mieux détecter et connaître les maladies dites féminines. Ces pathologies devront ainsi faire l’objet de recherches plus ciblées afin de permettre des diagnostics moins tardifs. Parmi ces maladies, l’endométriose fait de plus en plus parler d’elle. Une mise en lumière bienvenue selon notre journaliste.

Le commentaire d'Eva Lombardo :

Avoir des douleurs très intenses lors des règles, ce n’est pas normal, contrairement aux idées reçues. Et c’est peut-être même le signe d’une endométriose. Une maladie qui est souvent diagnostiquée tardivement, au bout de sept ans en moyenne, et qui touche une femme sur dix en Suisse.

L’endométriose, par définition, c’est la maladie de l’endomètre, c’est-à-dire du revêtement interne de l’utérus. Les cellules qui le composent grandissent et se propagent en dehors de la cavité utérine. Ces foyers d’endométriose peuvent envahir la zone du bassin, et se répandre du vagin aux ovaires, jusqu’à l’intestin. Un peu comme la forêt de ronces qui se forme autour du château de la Belle au Bois dormant.

Sauf que là, très loin du conte de fées, les femmes qui en souffrent vivent un enfer. Une stérilité à la clé pour certaines, une mise en ménopause bien avant l’âge pour d’autres, ceci couplé à des effets dévastateurs sur la sexualité. Et surtout, une peine énorme à être prise au sérieux. En effet, si cette maladie est tellement difficile à repérer et à combattre, c’est qu’elle reste encore passée sous silence. Malgré son caractère invalidant, beaucoup de femmes ont appris à vivre avec.

Heureusement aujourd’hui, on en parle de plus en plus dans la sphère publique et les médecins sont également mieux formés pour la reconnaître. En témoignent les décisions comme celles de mardi qui laissent espérer que l’on puisse, à l’avenir, raccourcir ce délai. Car, oui, un diagnostic précoce pourra non seulement faciliter le traitement et préserver la fertilité mais surtout légitimer et valider les souffrances de celles qui les subissent.


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