Une entreprise jurassienne participe à un projet sur l’étude des cellules de peau dans l’espace. Basée à Courgenay, la société SpacePharma a envoyé mercredi un de ses mini-laboratoires automatisés en direction de la Station spatiale internationale. L’engin a pris place dans la capsule Dragon de SpaceX. Le biologiste cellulaire français Cutiss est à l’origine du projet qui entend étudier l’impact de la microgravité et des radiations, notamment sur les cellules de peau et la culture de tissus. « Cutiss travaille sur des méthodes de greffe lorsque des personnes souffrent de grandes brûlures », résume le co-fondateur de SpacePharma, Martin Aebi.
Martin Aebi : « Nos laboratoires sont du format d’une boîte de chaussures »
« Nos mini-laboratoires sont des systèmes clés en main qui possèdent un microscope ou encore un spectromètre », souligne Martin Aebi. Pour connaitre le résultat des recherches, il faudra toutefois attendre le retour de la capsule, car il n’est pas possible de contrôler le laboratoire à distance selon le co-fondateur de SpacePharma. « En théorie, on pourrait, car nous avons une station de contrôle des satellites à Courgenay, mais la Nasa ne permet pas que nous le fassions », indique Martin Aebi. Ce dernier souligne toutefois que de nouvelles navettes sont en cours de développement et permettront à l’avenir une communication directe. /alr









