Jeune homme condamné pour viol

Un jeune homme a été reconnu coupable de viol lundi à Moutier, acte commis sur une personne ...
Jeune homme condamné pour viol

Un jeune homme a été reconnu coupable de viol lundi à Moutier, acte commis sur une personne incapable de résistance. Il s’agissait de la mère d’une amie chez qui il passait la soirée

Le tribunal de Moutier a rendu son verdict lundi à 13h.  Le tribunal de Moutier a rendu son verdict lundi à 13h. 

Sordide affaire que celle jugée lundi à Moutier. Un jeune homme comparaissait depuis la semaine passée devant le Tribunal Jura bernois-Seeland pour viol et acte d’ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance. Il a été reconnu coupable de tous les chefs d’accusation après un verdict détaillé durant plus de deux heures. Chose rare, très rare dans la région : le procès qui s’est ouvert la semaine passée s’est déroulé dans un huis-clos total. Il n’est pas difficile de comprendre, à la découverte de l’acte d’accusation, pourquoi le tribunal a voulu préserver les différentes parties de cette affaire. La victime avait d’ailleurs émis le souhait de ne pas être confrontée à son bourreau, ni en présentiel, ni en vidéo.


Prévenu pris sur le fait

« C’est une affaire choquante, aberrante », a convenu le président du tribunal, Josselin Richard. Le prévenu, dont l’identité a été caviardée, passait la soirée au domicile d’une copine. Il n’était pas directement invité mais accompagnait un ami à lui. Une autre jeune fille était présente. A un moment de la nuit, et alors que tout le monde était couché, il a tenté d’approcher l’une des jeunes femmes, lui indiquant qu’il souhaitait avoir un rapport avec elle et baladant ses mains sur son corps : rejet immédiat et expulsion au salon. Mais les pulsions du prévenu ne se sont pas estompées pour autant : il s’est alors rendu dans la chambre de la mère, endormie dans son lit, et sous l’emprise de l’alcool. C’est alors qu’il l’a violée, dans l’obscurité, elle-même ne se rendant compte de rien. Un rapport non protégé, qui plus est. Ce n’est qu’au moment de l’irruption dans la chambre de l’une des filles que tout s’est arrêté, entre cris, pleurs… et les rires du prévenu. « Un comportement qui ajoute à la gravité de la situation », a tonné le juge.


Une crédibilité jugée nulle

L’accusé a nié en bloc tous les reproches formulés. Il a assuré que la mère était consentante, que c’est elle qui avait fait le premier pas. Scénario totalement contredit dans d’autres déclarations. La victime, elle, n’a logiquement pas pu décrire toute la scène, inconsciente qu’elle était. Des marques de violence ont en outre été constatées sur son corps.

Devant les enquêteurs, le jeune homme n’a cessé de vouloir rabaisser la mère et les témoins. Sa crédibilité a été jugée nulle par le tribunal d’autant que, chose tout aussi rare dans les affaires de viol dans la sphère privée, les autres jeunes présents ce soir-là ont pu apporter des éléments importants et évoquer le comportement général du prévenu. Une expertise psychiatrique longue de 102 pages a également été rendue dans le cadre de la procédure. Elle décrit un fort trouble de la personnalité, un mépris d’autrui, une immaturité profonde et un détachement troublant quant à la gravité des actes commis.

Le tribunal a donc reconnu le prévenu, très marqué émotionnellement au moment du verdict, coupable sur toute la ligne. Il a été condamné à une peine de prison de 45 mois – dont 12 ont déjà été purgés en détention provisoire. Au vu de ses troubles psychiatriques, une mesure thérapeutique en milieu fermé a été prononcée. /oza


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