Recours du WWF contre un projet immobilier à Bassecourt

L’association a déposé un recours auprès du juge administratif du Tribunal de première instance ...
Recours du WWF contre un projet immobilier à Bassecourt

L’association a déposé un recours auprès du juge administratif du Tribunal de première instance : elle s’oppose à la construction de 4 immeubles à Haute-Sorne, qui nuirait, selon elle, à la biodiversité

Un projet d'immeubles à Haute-Sorne déplait fortement à l'association WWF (photo : archives). Un projet d'immeubles à Haute-Sorne déplait fortement à l'association WWF (photo : archives).

Le WWF s’oppose à un projet immobilier à Bassecourt. L’association a annoncé ce matin, via un communiqué de presse, avoir déposé un recours auprès du juge administratif du Tribunal de première instance. Le projet en question est constitué de quatre immeubles, sur une parcelle ayant une « haute valeur naturelle », à proximité du Tabeillon et d’une zone de sport et loisirs. Selon le WWF, le chantier nécessiterait l’abattage de 93 arbres… des arbres, constituant « un habitat intéressant, notamment pour l’avifaune ».


Une médiation a déjà eu lieu

Quand la commune de Haute-Sorne avait déposé un permis de construire pour ce projet, deux associations de défense de la nature avaient fait opposition, à savoir Pro Natura et le WWF. Une séance de conciliation avait alors eu lieu entre le promoteur immobilier, et les deux associations. A l’issue de cette rencontre, le promoteur immobilier avait « concédé des aménagements », selon Gérard Ruch, conseiller communal en charge de l’urbanisme à Haute-Sorne. « Nous avons estimé que des efforts avaient été faits de la part du promoteur, pour permettre à la construction de respecter davantage le milieu naturel », ajoute l’élu. « C’est pourquoi nous avons accordé ce permis, au vu de ces modifications. Nous apprenons aujourd’hui le recours du WWF, qui estime que ces modifications ne sont pas suffisantes. »


Privilégier la voie de la conservation

La commune entend défendre le projet immobilier au tribunal. Si le juge décide de donner raison au WWF, le projet pourrait être abandonné, ou encore modifié, si le promoteur l’accepte. Dans le cas où le juge statuerait en faveur de la commune, le projet immobilier pourrait aller de l’avant « mais avec plusieurs mois de retard », déclare Gérard Ruch. Dans son communiqué, le WWF estime que les décisions des autorités « doivent avoir une orientation plus claire et privilégier la voie de la conservation, au lieu de soutenir systématiquement de tels projets d’urbanisation ». L’association dit encore que le plan d’aménagement local « aurait dû être révisé au moment de la fusion de la commune Haute-Sorne », pour classifier certaines parcelles en zones vertes. /comm-cto


 

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