Une exposition de photographies s’est ouverte jeudi à l’hôtel Palafitte. Trente-trois portraits d’artistes pris par le photographe Sven de Almeida en coulisse de Festi’neuch y sont présentés. L’occasion de découvrir le festival neuchâtelois autrement
Découvrir des portraits d’artistes capturés dans l’intimité des coulisses de Festi’neuch. Les curieux en ont désormais l’opportunité en visitant la nouvelle exposition organisée par le festival, le photographe Sven de Almeida et l'hôtel Palafitte à Neuchâtel. Trente-trois clichés sont exposés à l’intérieur et aux abords de l’établissement depuis jeudi. Un environnement lacustre qui répond au cadre du festival des Jeunes-Rives.
L’opportunité de voir le festival différemment
Depuis six ans, Sven de Almeida a tiré plus de trois cents portraits d’artistes qui se produisaient à Festi’neuch. Certains clichés avaient été mis en valeur à l’entrée du festival l’année passée ainsi que sur les réseaux sociaux, cependant la plupart étaient restés dans l’ombre. Cette exposition est donc l’occasion de les faire découvrir au grand public, mais aussi d’envisager la manifestation des Jeunes-Rives sous un nouveau jour, selon la responsable communication de Festi’neuch, Aude Ratzé.
Aude Ratzé : « Quand on est face au portrait, l’artiste nous regarde dans les yeux. »
Des clichés authentiques
Comme de nombreux photographes, Sven de Almeida a débuté en prenant des clichés d’artistes sur la scène à Festi’neuch lors des concerts. Fatigué de ce format, le photographe neuchâtelois a eu l’occasion de rencontrer les artistes dans des conditions plus intimistes à partir de 2016. À l’intérieur d’une petite pièce disposée en coulisse faisant office de studio, son objectif s’approche au plus près des artistes et capture des moments plus authentiques, selon le photographe.
Sven de Almeida : « J’ai assez rapidement fait le tour des photos de scène. »
Afin de pouvoir prendre ces clichés, il faut premièrement convaincre les artistes - qu’ils soient d’envergure internationale ou régionale. Des négociations sont effectuées en amont et même encore pendant l’évènement, explique Aude Ratzé. « On doit les convaincre de se rendre au studio, car ce n’est pas un passage obligé ». L’année passée, le festival avait partagé presque en temps réel les portraits sur les réseaux sociaux et de nombreux artistes avaient repartagé les clichés. « On voit qu’ils en sont fiers », explique la responsable communication.
Un travail chronométré
C’est devant l’objectif de Sven de Almeida que la magie opère ensuite. Pour pouvoir capturer sur sa pellicule l’être humain derrière l’artiste, le photographe a dû apprendre à amadouer son modèle et le mettre à l’aise. Selon lui, ce sont ces moments hors du temps qui sont déterminants pour attraper un bon portrait.
Sven de Almeida : « Il faut qu’ils sortent du contexte du festival. »
Son studio en coulisse lui offre des conditions privilégiées pour tirer des portraits en pleine effervescence du festival. Toutes les rencontres que Sven de Almeida a eu l’occasion de faire l’ont marqué dans le bon sens du terme comme, parfois, dans le mauvais.
Sven de Almeida : « Les conditions du studio font qu’on est dans une espèce de bulle. »
L’exposition « portraits d’artistes à Festi’neuch 2016-2022 » est à découvrir jusqu’au 30 juin à l’hôtel Palafitte à Neuchâtel. Les visiteurs sont invités à déambuler à l’extérieur et à l’intérieur de l’hôtel pour découvrir les clichés. /cde-crd









