Fédérales dans le Jura : l’UDC veut une alliance avec le PLR, le PCSI se tâte

Les libéraux-radiaux décideront le 21 juin d’une entente ou non avec les agrariens. Les chrétiens-sociaux ...
Fédérales dans le Jura : l’UDC veut une alliance avec le PLR, le PCSI se tâte

Les libéraux-radiaux décideront le 21 juin d’une entente ou non avec les agrariens. Les chrétiens-sociaux indépendants, eux, réfléchissent encore sur leur participation aux élections

Les partis jurassiens de droit et le PCSI affinent leur stratégie pour les élections fédérales d'octobre. (Photo : KEYSTONE / Peter Klaunzer). Les partis jurassiens de droit et le PCSI affinent leur stratégie pour les élections fédérales d'octobre. (Photo : KEYSTONE / Peter Klaunzer).

Qu’en est-il de la stratégie des partis jurassiens de droite en vue des élections fédérales d’octobre prochain ? Une alliance entre le PLR et l’UDC est toujours sur la table. Les réflexions vont bon train, mais rien n’est encore décidé.

L'analyse de Raphaël Chalverat :

Pour faire le point sur la situation, il faut tout d’abord évoquer les statuts. Au PLR, la stratégie doit être décidée par l’assemblée des membres. A l’UDC, c’est le comité directeur qui est compétent. Comme les libéraux-radicaux se réunissent le 21 juin prochain, aucune décision ne va tomber d’ici là. Dirigeants et stratèges du parti ne se mouillent pas pour l’heure. Il faut donc aller à l’UDC pour obtenir une tendance, puisque les agrariens sont désormais au clair. « On veut travailler ensemble ! », confirme le directeur de campagne John Moser. Dans l’idéal, l’UDC souhaiterait constituer des listes communes avec le PLR dans les deux Chambres. Mais selon John Moser, il est plus probable que les deux partis s’unissent pour le Conseil des Etats et que chacun présente des candidats pour le National, en apparentant les listes. Un apparentement qui permettrait aux deux formations de garder leur spécificité respective. La balle est désormais dans le camp du PLR : « On sent la volonté d’aller de l’avant pour s’unir et influencer la politique jurassienne. Le sentiment est plutôt bon », confie John Moser, confiant. « On vise un siège dans chaque Chambre », ose-t-il encore. L’agrarien souhaite même aller plus loin : « L’UDC et le PLR doivent œuvrer ensemble en vue d’une éventuelle partielle au Gouvernement », clame John Moser. Pour lui, les alliances à gauche sont monnaie courante. Il ne faut plus qu’elles soient un tabou à droite.


Quelles candidatures pour le PLR et l’UDC ?

Beaucoup évoquent dans la République un ticket formé du ministre PLR Jacques Gerber et de la députée UDC Brigitte Favre pour le Conseil des Etats. Directeur de campagne des agrariens, John Moser parle même d’un ticket rêvé. Le hic : aucune de ces deux personnalités n’a, semble-t-il, encore officiellement fait acte de candidature, ni évoqué ses intentions. L’UDC affirme avoir des candidats à la candidature pour ces élections fédérales, sans en dire davantage puisque la période pour manifester de l’intérêt est encore ouverte jusqu’à début juin. John Moser indique qu’en cas d’alliance avec le PLR, chaque parti sera responsable de ses candidats et n’interférera pas dans les choix de l’autre. Il conclut en déclarant que l’UDC partira seule au combat si les libéraux-radicaux refusaient l’union.


Le PCSI en réflexion

De son côté, le PCSI décidera tardivement de sa participation ou non au scrutin. Ce sera le 6 juillet. Deux stratégies de forces égales se font face actuellement : ne pas présenter de candidat puisque le PCSI n’a pas de visibilité au plan fédéral, ou au contraire se lancer pour ne pas être absent du débat. Les chrétiens-sociaux indépendants se placent pour l’heure en observateurs de ce qui se passe dans les autres formations. Car selon le président du PCSI Thomas Schaffter, l’objectif du parti est avant tout de se concentrer sur la politique cantonale : conserver son siège au Gouvernement et renforcer sa présence au Parlement. « Aujourd’hui, les élections fédérales et cantonales ne sont plus dissociables », affirme Thomas Schaffter. Le PCSI est donc dans les calculs de probables négociations en sous-main : « Il faut aussi préparer l’avenir pour l’exécutif et le législatif en étant prudent. Nous pourrions être sollicités ! », dit le président du parti, qui se focalise déjà sur une éventuelle élection partielle au Gouvernement : « Une partielle crée de l’instabilité. Elle permet d’asseoir des positions ou de se profiler », déclare Thomas Schaffter. Le PCSI voudra à coup sûr peser, mais, on l’a compris, surtout dans la perspective des Cantonales de 2025.


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