Fêter les parents, plutôt que juste les mamans

C’est l’idée qu’a eu une jeune enseignante de l’école primaire de Sonceboz. Pauline Berberat ...
Fêter les parents, plutôt que juste les mamans

C’est l’idée qu’a eu une jeune enseignante de l’école primaire de Sonceboz. Pauline Berberat a préparé une pâte à tartiner avec ses élèves de 1ere et 2e Harmos qu’ils ont ensuite offerte à leur famille le 8 mai

Pauline Berberat a fabriqué de la pâte à tartiner avec ses élèves pour célébrer la fête des parents le 8 mai. Pauline Berberat a fabriqué de la pâte à tartiner avec ses élèves pour célébrer la fête des parents le 8 mai.

Ce dimanche 14 mai, on fête les mamans. Traditionnellement, les enfants fabriquent un cadeau à l’école pour offrir à leur mère. Mais à Sonceboz, Pauline Berberat a décidé de changer un peu : elle n’a pas fait de bricolage pour la fête des pères ni pour celle des mères. L’enseignante de 1ere et 2e année Harmos a décidé de célébrer la fête des parents le lundi 8 mai. Les enfants ont préparé un pot de pâte à tartiner à ramener à la maison et ce cadeau est venu remplacer celui fait habituellement à la fête des mères. L’idée est d’inclure tous les enfants, y compris ceux qui ont des parents qui sont séparés, ou un couple homosexuel ou même les petits qui n’ont pas de papa ou de maman.

Les jeunes écoliers ont plutôt bien réagi à ce changement de tradition, explique Pauline Berberat. « Comme ils sont en 1-2H, c’est aussi peut-être des traditions qu’ils n’ont pas partagées avant », développe l’enseignante. Du côté des parents, ils ont été prévenus au début du mois de mai qu’ils recevront une attention le 8 mai et non le 14. Pauline Berberat n’a pas eu de retours pour le moment. Mais elle relève que « le but ce n’était pas de tout laisser tomber ! ». Elle estime que c’est également le rôle des enseignants d’intégrer tout le monde et de faire en sorte que tout ce qui est fait en classe ait du sens pour les enfants. De plus, ça lui a permis d’ouvrir la discussion sur les types de familles qu’il peut y avoir avec les jeunes élèves. « C’était intéressant d’échanger sans jugement et en ayant des questions un petit peu naïves de certains enfants. En restant dans le simple », relève Pauline Berberat. /lyg

« Ce qui est important, c’est que les enfants gardent ces valeurs de partage »


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