Pourquoi les vacances coûtent plus cher cette année

L’inflation touche aussi les voyages. Plusieurs facteurs expliquent la hausse des prix, conséquente ...
Pourquoi les vacances coûtent plus cher cette année

L’inflation touche aussi les voyages. Plusieurs facteurs expliquent la hausse des prix, conséquente pour certaines destinations. Éléments d’explication avec Nathalie Chuat, vice-présidente du Groupement des agences de voyages neuchâteloises et de l’Arc jurassien

Il faut prévoir un budget plus important cette année pour s'envoler sur une plage lointaine (photo d'illustration: libre de droit). Il faut prévoir un budget plus important cette année pour s'envoler sur une plage lointaine (photo d'illustration: libre de droit).

Il n’y a pas que le ticket de caisse ou la facture d’électricité qui en prend un coup cette année, le budget vacances aussi. Prendre l’avion, loger dans un hôtel ou louer une voiture, tout augmente. Voyager coûte plus cher, voire beaucoup plus cher en fonction des destinations. Japon, Indonésie, Thaïlande, Zanzibar, Guadeloupe ou encore Égypte figurent en tête de liste, précise Nathalie Chuat, vice-présidente du Groupement des agences de voyages neuchâteloises et de l’Arc jurassien.

Après les périodes de restrictions liées au Covid, l’envie de s’évader et de profiter de cette liberté retrouvée est grande au sein de la population. Avec un budget plus important aussi. La forte demande impacte donc les prix. Mais d’autres facteurs expliquent cette inflation. La hausse des coûts de l’énergie qui entraîne une explosion des tarifs hôteliers, comme c’est le cas à Bali. Mais plus globalement, c’est surtout l'augmentation des coûts du carburant répercutée sur les prix des billets d’avion, selon Nathalie Chuat. « Actuellement, pour se rendre au Japon, il faut compter pour une personne entre 2'500 et 3'000 francs pour un aller simple ». À cela s’ajoute la fréquence des vols, autrement dit l’offre, qui a aussi diminué chez certaines compagnies aériennes. « C’est le cas pour les Seychelles par exemple ». 

Il y a également le comportement des vacanciers qui a changé depuis la période Covid. « Ils s’y prennent moins à l’avance pour préparer leur voyage. Ils ont encore de la peine à se projeter et ce n’est pas sans conséquence », relève Nathalie Chuat. « Statistiquement, si les clients réservent très tard, les compagnies peuvent s’imaginer qu’il n’y aura pas les réservations suffisantes pour maintenir les vols ».

L’experte en voyage déconseille du coup les « last minute », en tout cas pour cette année.


Les tendances pour cet été

Dans les destinations prisées pour les vacances d’été, Nathalie Chuat cite le bassin méditerranéen, « notamment la Grèce, la Corse et la Sardaigne. Mais aussi des contrées plus lointaines qui font leur retour comme l’Asie, les États-Unis ou la Tanzanie ».

Dans un secteur durement touché par les restrictions liées à la pandémie, Nathalie Chuat se réjouit de cette reprise et de la confiance retrouvée voire renforcée des clients. « La période Covid a mis en exergue que d’avoir un interlocuteur physique pour trouver des solutions de remplacement, pour régler des soucis de réservation, de remboursement, c’est mieux qu’internet ». /jpp


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