Le projet était en gestation, soumis à l'analyse des autorités et de différents services communaux : le retour d'un marché hebdomadaire à Moutier aura finalement bien lieu dès le vendredi 2 juin, comme l'a annoncé cette semaine son instigatrice. Catherine Zahno n'a pas l'habitude de tergiverser. Elle ne va pas non plus s'excuser de bousculer, d'autant plus quand elle estime que c'est dans l'intérêt public. Si la commerçante prévôtoise et membre du PCSI en rigole tout de même, elle se félicite d'avoir quasi harcelé la Municipalité pour que cette dernière mette en œuvre sans attendre le concept qu'elle lui a ficelé durant plusieurs semaines en vue d'animer à nouveau la place Florentin Garraux.
Objet d'une motion déposée par ses collègues de parti au Conseil de ville en février, le rendez-vous hebdomadaire est en effet prévu pour reprendre ses quartiers en vieille ville à partir du 2 juin, dès 16h, pour un banc d'essai prévu jusqu'à fin septembre. Pratiquement livré clé en main, le projet sera donc réévalué par la Municipalité à l'automne. Catherine Zahno ne doute cependant pas du besoin que les gens ont de se rencontrer en ville en cette heure et ce jour de la semaine.
Prudence des autorités
Maire de la ville, Marcel Winistoerfer salue l'initiative mais ne se départit pas d'une certaine prudence. « Toutes les initiatives commerçantes sont louables. Le problème est simplement que le coup a déjà été tenté par le passé », relève-t-il, sans préciser toutefois que les anciennes tentatives émanaient de privés, donc sans engagement communal. Catherine Zahno, elle, s'est déjà assurée de la présence d'une demi-douzaine de forains chaque semaine. Au moins. Comme décrit dans la motion déposée par Claude Girardin et Julien Berthold au législatif, le marché restera alimentaire. Un troc d'habits de seconde main n'est pas à exclure si l'expérience des produits de bouche est concluante. « De toute manière, ce n'est pas dans mon intention d'être un paravent aux magasins de Moutier », tient-elle à souligner. Si l'apéro du vendredi est suivi d'achats au marché puis dans les commerces du coin, l'objectif sera atteint.
Une opportunité plutôt qu'une charge
Personne de contact, elle souhaite progressivement s'effacer au profit de la Ville, qui bouclera la zone, mettra les stands en place pour les forains et encaissera leur dû, électricité comprise. Marcel Winistoerfer note que la personne chargée de prendre l'organisation du rendez-vous reste à trouver. Catherine Zahno, elle, voit ce marché comme une opportunité bien plus qu'une charge financière. Rémunérés, quelques membres du SeJAC, le Service de la jeunesse et des actions communautaires, auront, eux, pour tâche de démonter les installations en milieu de soirée, soit autour de 20h. Ensuite de quoi, celle-là ne demandera qu'à se poursuivre dans les établissements de la place. /dsh-oza









