Le Parti socialiste a rejeté mardi la proposition des écologistes de faire cause commune dans la course au Conseil des Etats. Les deux formations de gauche feront donc campagne séparément
Les Vert-e-s Jura prennent acte. Ils s’élanceront seuls dans la course au Conseil des Etats cet automne après le refus, mardi soir, du Parti socialiste de créer une liste commune avec les écologistes (78 voix contre 40 lors d’un vote à bulletin secret). Les deux formations de gauche mèneront donc campagne séparément en vue des élections fédérales du 22 octobre prochain : Pauline Godat pour les Vert-e-s Jura et le ticket Mathilde Crevoisier Crelier-Nathalie Barthoulot pour le PSJ.
« Nous aurions pu avoir des discussions plus tôt »
Des voix se sont élevées au Parti socialiste pour déplorer une proposition d’alliance survenue trop tardivement du côté des écologistes et la non-élaboration d’un programme commun qui aurait pu favoriser le rapprochement. « On regrette que cette alliance ne puisse pas se faire, même si on respecte le choix du PS. On pensait que c’était une bonne solution », confie Pauline Godat, co-présidente des Vert-e-s et unique candidate du parti à la Chambre des cantons. « Concernant le timing, il faut être précis. Nous avons fait notre proposition au comité directeur du PSJ début février et nous avons appris quelques semaines plus tard la candidature de la ministre Nathalie Barthoulot aux côtés de Mathilde Crevoisier Crelier. Visiblement, notre proposition n’a pas été relayée ou discutée à temps », ajoute Pauline Godat. Qui concède toutefois que « nous aurions effectivement pu avoir des discussions plus tôt, après l’élection d’Elisabeth Baume-Schneider au Conseil fédéral, un événement qui a précipité les choses. Nous aurions aussi pu mettre en place un programme commun ».
Les Vert-e-s Jura vont donc partir seuls au combat pour les Etats, avec une ligne libre sur la liste de Pauline Godat. Pour un nom socialiste ? « Notre parti n’a pas encore discuté de cela, mais l’idée est effectivement d’utiliser cette deuxième ligne pour constituer une liste complète de gauche », affirme la candidate écologiste. Pour Pauline Godat, l’absence d’une alliance avec le PSJ peut provoquer un éparpillement des voix, mais elle se veut sereine : « Il y a de la place pour deux personnes de gauche sur les listes. On espère que les électeurs suivront ».
Malgré l’absence d’union cette année, Pauline Godat n’envisage pas de lâcher le morceau à l’avenir : « Les alliances portent souvent leurs fruits. Pour de prochains scrutins, il vaudra la peine de garder cette idée en tête et d’anticiper un peu plus les discussions ». /rch









