Meriame Terchoun : «Prenez-nous au sérieux »

Footballeuse professionnelle et internationale suisse, Meriame Terchoun était ce mardi à Delémont ...
Meriame Terchoun : «Prenez-nous au sérieux »

Footballeuse professionnelle et internationale suisse, Meriame Terchoun était ce mardi à Delémont pour un temps d’échange avec des élèves de l’école de culture générale

Après un bel échange, Meriame Terchoun s'est vue remettre un drapeau jurassien dédicacé par tous les élèves. Après un bel échange, Meriame Terchoun s'est vue remettre un drapeau jurassien dédicacé par tous les élèves.

Deux heures en tête à tête avec une joueuse de football professionnelle, ça suscite forcément bon nombre de questions ! La joueuse de l’équipe de Suisse et du Dijon FCO (Ligue 1 française) Meriame Terchoun était à Delémont ce mardi après-midi pour deux heures d’échange avec des élèves de 2e année de l’école de culture générale. Souriante et décontractée, blagueuse et franche, elle a répondu en allemand et en français aux nombreuses questions posées par les jeunes étudiants.

Reportage

Son expérience de vie professionnelle, marquée notamment par trois graves blessures aux ligaments croisés et une dépression, a impressionné. « C’est inspirant parce que tout le monde lui disait d’arrêter dans ces conditions, vu qu’elle n’était pas beaucoup payée pour tous ces sacrifices, mais elle a continué », retient Jessica, étudiante et footballeuse. L’une des missions de Meriame Terchoun, sensibiliser les jeunes et notamment les filles à la place de la femme dans le sport de haut niveau. « Je me bats pour le foot féminin, je veux faire changer le système », n’hésite pas à lancer l’internationale suisse. « Ce que je veux ? Prenez-nous au sérieux, prends-moi au sérieux. J’ai travaillé dur pour être là et je ne suis pas juste belle avec les yeux verts », se livre-t-elle dans un échange plein de complicité avec son auditoire.


« Gagner trop d’argent, non ! Mais que l'on investisse dans le foot féminin »

Les différences entre hommes et femmes dans le milieu du football ont particulièrement intéressé les élèves, notamment la question des salaires et de la médiatisation à l’heure où la FIFA peine à vendre, au prix qu'elle désire, ses droits de diffusion télévisuels. « Gagner trop d’argent, ce n’est pas bien, je ne veux pas de cette vie, mais je demande qu’on investisse dans le foot féminin pour que cela nous garantisse de vivre normalement à 100% de notre sport », explique la joueuse qui espère faire partie de la sélection suisse pour la prochaine coupe du monde en Australie et Nouvelle-Zélande cet été. L’occasion peut-être d’éveiller davantage les consciences en Suisse sur la place du football féminin. /jpi

Meriame Terchoun : « Faire son travail et pouvoir en vivre à 100% »


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