Le changement climatique en discussion à Saignelégier

Trois institutions soufflent en cœur leurs bougies ce week-end : le Parc du Doubs, le Centre ...
Le changement climatique en discussion à Saignelégier

Trois institutions des Franches-Montagnes soufflent en cœur leurs bougies ce week-end : le Parc du Doubs, le Centre Nature Les Cerlatez et l’Association des naturalistes francs-montagnards. Plusieurs animations sont organisées à Saignelégier, notamment une conférence sur le changement climatique donnée par la professeure de climatologie Martine Rebetez

Les périodes de sécheresse se multiplient. Photo: Archives Les périodes de sécheresse se multiplient. Photo: Archives

Plusieurs gâteaux d’anniversaire pour une seule fête. Une grande manifestation se déroule ce week-end à Saignelégier. On y célèbre les 10 ans du Parc du Doubs, les 30 ans du Centre Nature Les Cerlatez et les 40 ans de l’Association des naturalistes francs-montagnards. Animations diverses, expositions et visites sont au programme. La professeure de climatologie à l’Université de Neuchâtel et à l’institut fédéral WSL Martine Rebetez a donné samedi en fin d’après-midi une conférence sur le thème « Les conséquences des changements climatiques pour la nature et l’agriculture ».


L’augmentation des extrêmes

Martine Rebetez a démontré samedi soir les perturbations liées au changement climatique. « Le premier signe, c’était l’augmentation de la température, mais aussi la réduction de l’enneigement qui s’est vu assez vite », relève la professeure en climatologie. Depuis peu, la scientifique constate des modifications dans le régime des précipitations avec l’augmentation des averses extrêmes et, en parallèle, l’intensité des sécheresses. Le monde de l’agriculture se trouve ainsi confronté aux premières sécheresses de printemps, « ce qui est très problématique pour la nature ». Mais l’experte de l’Université de Neuchâtel et de l’Institut fédéral WSL rappelle aussi que nous avons connu des périodes très humides, comme 2021. Ces contrastes sont très difficiles à gérer pour les cultivateurs. « Lorsque vous devez choisir des semences, vous ne pouvez pas savoir si vous devez prendre cette année des semences qui vont bien résister à la sécheresse ou au contraire qui vont résister aux champignons et aux moisissures », dresse Martine Rebetez. /ncp

Martine Rebetez : « Le premier signe, c’était l’augmentation de la température »


 

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