Un médecin épinglé pour faux certificats Covid

Un généraliste de la région a été condamné fin mai par voie d'ordonnance pénale. On lui reproche ...
Un médecin épinglé pour faux certificats Covid

Un généraliste de la région a été condamné fin mai par voie d'ordonnance pénale. On lui reproche d'avoir délivré des faux certificats Covid et d'avoir tenté d'entraver l'enquête judiciaire 

Le médecin aurait délivré trois faux certificats Covid entre mai et juillet 2021. (Photo : archives). Le médecin aurait délivré trois faux certificats Covid entre mai et juillet 2021. (Photo : archives).

Reconnu coupable de faux dans les titres et de tentative d’entrave à l’action pénale. Un médecin généraliste de la région a été condamné fin mai par voie d’ordonnance pénale pour avoir remis plusieurs faux certificats Covid à des patients entre mai et juillet 2021. Caviardé, le document de justice relève que trois patients auraient bénéficié de faux certificats attestant que chacun a bien reçu deux doses de vaccin Moderna. Aucune vaccination n'aurait toutefois été réalisée, selon les conclusions du Ministère public. Le médecin aurait aussi autorisé ses employées à établir des faux certificats. Il en aurait lui-même profité pour contourner les interdictions en vigueur à l’époque, comme le fait d’aller au restaurant ou dans certaines manifestations. 

Mais surtout, le généraliste aurait ensuite tenté d’entraver l’enquête à son propos. On lui reproche d’avoir proposé à un bénéficiaire de faux certificat de se faire injecter une micro-dose de vaccin pour flouer une éventuelle prise de sang ordonnée par la justice. Le Ministère public a auditionné les parties et a organisé une perquisition au cabinet médical concerné en février 2022. L’ordonnance pénale produite il y a quelques jours condamne le médecin à une lourde peine pécuniaire, 27'000 francs, peine toutefois assortie d’un sursis de 2 ans. Il doit s’acquitter en revanche d’un tiers des frais de procédures, soir environ 1'800 francs.


Une stagiaire vengeresse ?

Mais rien n’est encore fait dans cette affaire. Contacté lundi, le médecin conteste fermement les faits qui lui sont reprochés. Il en parle ouvertement et se montre combatif. Pour lui, tout ça n’est qu’une sombre histoire de vengeance. Il pointe du doigt une stagiaire qui travaillait à l’époque dans son cabinet, stagiaire qui selon lui avait été renvoyée car elle ne donnait pas satisfaction. Toujours selon le médecin, elle tenait aussi des propos anti vaccin. Lui se garde d’avoir voulu flouer quiconque. Il explique même avoir contracté le Covid sous une forme grave. « Le vaccin n’est peut-être pas la panacée, c’est ce qu’on peut dire aujourd’hui. Mais c’était la solution du moment. J’ai d’ailleurs administré plus de 3'000 doses dans mon cabinet », se défend-il.
Le généraliste n’entend pas en rester là. Il dénonce une « action diffamatoire » et une « condamnation aberrante » qui ne reposeraient sur aucun fait tangible. Recours a été déposé. L’affaire reviendra donc en justice, cette fois-ci devant un tribunal. /oza


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