Une Jurassienne qui pousse des portes

Le lieutenant-colonel Laurence Boillat a l’habitude d’être la première femme dans des fonctions ...
Une Jurassienne qui pousse des portes

Le lieutenant-colonel Laurence Boillat a l’habitude d’être la première femme dans des fonctions à responsabilité. Il y a deux ans, la Franc-Montagnarde a été nommée attachée de défense de l’Armée suisse à Rome

Le lieutenant-colonel Laurence Boillat était en compagnie de l'ambassadrice de Suisse en Italie, Monika Schmutz-Kirgöz, à l'occasion de la Fête nationale. Photo : Laurence Boillat. Le lieutenant-colonel Laurence Boillat était en compagnie de l'ambassadrice de Suisse en Italie, Monika Schmutz-Kirgöz, à l'occasion de la Fête nationale. Photo : Laurence Boillat.

Portrait d’une Jurassienne qui pousse les portes réservées jusqu’à maintenant aux hommes. Le lieutenant-colonel Laurence Boillat est la première femme attachée de défense de l’Armée suisse. Elle a été nommée il y a deux ans. La diplomate militaire habite désormais Rome et représente le Département fédéral de la défense en Italie, en Grèce, à Malte et à Israël. De retour temporairement en Ajoie, la Franc-Montagnarde d’origine nous explique que son travail est de faciliter les contacts entre la Suisse et ses pays accrédités sur les thématiques de sécurité. « C’est une activité très variée », indique Laurence Boillat qui reprend l’expression de sa hiérarchie pour décrire sa fonction : « couteau suisse ». « On est vraiment là pour utiliser tel ou tel outil toujours dans le but de faciliter les contacts entre la Suisse et le pays dans lequel on travaille ». Le lieutenant-colonel relève aussi les expériences uniques auxquelles elle a pu participer comme des exercices militaires. « Je me suis retrouvée dans des situations où certaines fois je me suis dit que je vivais quelque chose d’unique. »


Une femme qui cumule les premières

Laurence Boillat avait déjà suscité une certaine curiosité quand en 1998 elle était devenue la première femme à occuper la fonction de cheffe de police judiciaire dans le canton du Jura. Puis sa carrière l’a menée, entre autres, au poste de procureure fédérale, à celui de procureure générale du canton de Vaud. Elle a aussi dirigé le Centre de compétence « Droit pénal international ». Certaines portes se sont ouvertes grâce à son service militaire que la Jurassienne a accompli avant ses études pour des raisons patriotiques, mais aussi égalitaires. /ncp


Laurence Boillat : « Ce n’était pas une fin en soi »


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